20 septembre 2013

4 - Le début… (de la fin…)

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[Cette relation a été un spectaculaire jeu de dupe.

La fin de l’histoire était déjà écrite depuis le début

La relation se déroulant selon ses propres règles (totalement dénuées d’empathie), l’harmonie relationnelle est de la pure utopie avec ce Prince-Pas-Charmant. Pour lui ce n’est pas ce que je suis qui est important, mais ce que je  peux lui apporter.]

 

Le week end qui suit, je suis en formation au Mans et lui, il emmène son fils à Paris.

Notre échange quotidien de sms a déjà commencé, et je savoure ces petits mots envoyés et reçus...

Ce n’est qu’au bout de 4-5 sms que je réalise qu’il me « textote » tout en conduisant…

Je le sermonne gentiment lui demandant d’être prudent, il s’exécute aussitôt…

 

[Un trait de sa personnalité : la contradiction…

Dans la suite de cette « histoire » il me dira et répétera qu’il aime vivre le moment présent, être à ce qu’il fait « à fond » se servant de ce « principe » pour justifier qu’il ne pouvait pas me rappeler ou me répondre, bref, tout simplement être en pensées avec moi alors qu’il fait autre chose…

Mais, là dans les débuts, il est tout à fait capable de conduire en envoyant des sms (sur un portable on ne peut plus basique rendant plus laborieuses les manipulations) et ce, devant son fils, qui vu son âge a tout de suite compris que son père avait une nouvelle copine, alors même qu’il a assisté à la rupture d’avec l’autre moins d’un mois plus tôt…]

 

Le soir, je suis contente de retrouver la tranquillité de ma chambre d’hôtel afin de lui parler au téléphone.

Il est enthousiaste, heureux de m’entendre, il me pose mille questions sur ma formation, il me parle de son fils, de leur escapade à Paris…

Il me dit qu’il a vu sa sœur… et qu’il lui a confié... : qu’il était amoureux… !

 

Je n’ose pas commenter… dix jours que nous nous connaissons… Je décide de croire qu’il veut dire par là, qu’il est sous le charme et qu’il souhaite continuer notre découverte…

 

[L’urgence domine son comportement… la rapidité... tout va vite, très vite, très très très vite.]

 

Tard le soir, il m’envoie un mail :

 

« Je ne cesse de penser à toi de ressentir le manque de tes bras de tes lèvres, de tes sourires et de tes soupirs. Ton souffle sur mon cou, le gout de ta peau, le timbre de ta voix, la douceur de tes cheveux quand j'enfouis ma bouche sur ta nuque, tout chez toi me manque et m'enflamme. En quelques jours tu as envahis tout mon être, et j'en reste estourbi, pantois, hagard et heureux. Je manque de mots pour exprimer ce que je ressens, l'impression de m'être fait happé par une déferlante qui m'entraine sans que je puisse rien faire pour me retenir. Ce que par ailleurs je n'ai absolument pas envie de faire... L'impression d'avoir été foudroyé sans rien comprendre, sans pouvoir analyser. Tout en moi tend vers toi, aspire à ta présence comme une évidence. Et je compte les minutes que je passe sans toi. Je ne rêve que de te serrer dans mes bras, et ne plus me décoller. »

 

[Encore et toujours cette notion de rapidité… Ce comportement à aller vite, trop vite, a comme résultat d’étourdir… on perd assez vite pied, pour finir par se laisser porter par cette vague d’amour, pensant (à tort) que c’est le début d’une « belle histoire »…]

 

Le lendemain, ma journée de formation est ponctuée de sms tendres et amoureux… je me sens bien, et son mail de la veille commence à me faire réfléchir…

Il s’est présenté à moi comme quelqu’un de curieux, sociable, cultivé, ayant à cœur de toujours être à l’écoute des autres, de rendre service…

Il s’est raconté à moi, s’est ouvert, me confiant ses peines, ses échecs, ses douleurs…

Il m’a dit qu’il souhaitait une relation sérieuse, durable, qu’il voulait construire…

J’en viens à me dire que, comme moi, il a fait le bilan de ses erreurs passées, qu’il sait qu’il n’a pas autant de temps à vivre qu’il en a vécu…

Et si son empressement révélait tout simplement un enthousiasme de se sentir en phase avec quelqu’un d’autre après plusieurs années de galère… et une impatience enfantine (comme moi) à vouloir savourer cela…

 

17h : fin du week-end de formation. Je reçois un sms du Prince-Pas-Charmant : il redescend de Paris et sa route passe par le Mans, il veut me voir. Il ne peut attendre le lendemain comme prévu.

Je suis flatté et contente aussi car j’en ai également envie et je trouve son petit « caprice » adorable…

 

[Dans la suite de cette "histoire", les reproches qu'il me fera sont principalement d'être "fusionnelle", d'en "vouloir trop". Et il n'aura de cesse que de se présenter comme quelqu'un d'indépendant, qui n'a besoin de personne... En fait, c'est bien simple, durant les vingt mois ou je l'ai cotoyé, les quelques rares fois (4-5) ou j'ai pris la  liberté de faire ce genre de caprice, il m'a reproché de l'étouffer... ]

 

Mais, comme nous avons ensuite deux heures de route chacun, nous convenons de nous retrouver sur une aire d’autoroute.

J’arrive après lui, il est sorti de sa voiture, il m’attend. Je me gare et, ai à peine le temps de sortir de ma voiture qu’il vient à ma rencontre, me prends dans ses bras, m’inonde de mots tendre, me dit sa joie, son plaisir à me voir, me retrouver, me serrer dans ses bras…

Et me dit…… « Je t’aime »…

 

J’en reste bouche B

J’ai peur et je suis excitée en même temps…

 

Les deux-trois tentatives qu’aura tenté ma « petite voix » seront reléguées aux oubliettes vite fait… préférant croire que ce mec qui a souffert, souhaite à présent bâtir une relation durable en s’appuyant sur ses expériences passées et en étant prêt à se retrousser les manches pour y arriver, prêt à se jeter à l’eau…

Pour lui (comme pour moi) une relation est faite d’amour, de partage, d’engagement, d’échange et de soutient.

Nous avions déjà échangé qu’à nos âges, on n’a pas vraiment de temps à perdre… 

 

Alors je décide de le croire sincère, ambitieux et courageux quant aux moyens à mettre en place pour nous lancer dans cette aventure qu’est la construction d’une relation…

 

Malgré tout, je le mets en garde… l’amour ne peut pas naitre aussi tôt… une attirance oui, une envie irrésistible d’aller plus loin, oui… Mais parler d’amour, est… prématuré…

Il me dit qu’il en a bien conscience… qu’effectivement sa déclaration est prématurée, presque déplacée… mais pour autant, il avait envie de le dire…. Alors il l’a dit…

 

Il ne veut pas me quitter, il propose qu’on trouve une pizzeria dans la ville…

Je lui fais remarquer qu’il n’est pas tout seul, que son fils l’attend à quelques mètres et que ça serait pas très cool pour lui de « faire tapisserie » à la table de deux amoureux, surtout si l’un des deux est son père…

Il acquiesce me disant que j’ai raison et me recouvrant de baiser avant de repartir…

 

Sur la route, je pense aux discussions que l’on a eues au téléphone la veille, au resto trois jours avant…

Et si j’avais rencontré un mec vraiment « bien »…

Il dénonce les injustices de ce monde, fait part de sa grande tolérance sur des sujets sensibles qui touchent la société, affirme son intégrité et son haut sens moral…

Et en plus, il ose prononcer des mots comme « je t’aime »… (Et à moi !) Et se lancer dans l’aventure d’une relation malgré les déceptions précédentes…

 

« Aimer, c’est non seulement vouloir le bien-être de l’autre, mais également se sentir concerné par ce bien-être »

 

Jusqu’à présent, le peu que je connais de lui, semble appuyer ses paroles à se sentir concerné par le bien être de sa compagne…

 

[Bien évidement j’occulte totalement qu’il est été capable de ne pas adresser la parole à la mère de ses enfants pendant quatre mois, alors que celle-ci était enceinte du troisième… là c’est indéniable il se sentait concerné par le bien être de sa compagne, de ses enfants, de sa famille…]

 

Je rentre chez moi et m’endors confiante…

 

...

 

 

Posté par maripolle à 12:03 - Commentaires [0] - Permalien [#]
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