lkhiftyd

 

Ce troisième rdv à lieu deux jours plus tard (toujours cette notion de « rapidité »)

[A cette époque, cela faisait à peine quinze jours qu’il vivait avec son fils, à propos duquel il m’a dit et répété qu’il est rentré de l’étranger pour le prendre avec lui et que si par la suite il lui était impossible de faire certaine chose (venir chez moi, diner à une heure moins tardive, diner de façon plus légère le soir… etc…) c’est parce qu’il ne voulait pas les imposer à son fils…  mais s’absenter trois fois en une semaine, ne lui posait aucun problème… normal : sur ce coup-là (le « coup » étant moi…) il misait gros…]

Là, il a endossé son costume de Prince Charmant : prévenant, attentionné, délicat…

Il me dévore amoureusement des yeux…

Je suis flattée, j’apprécie ce que cet homme me laisse découvrir de lui...

L’air est doux, nous marchons le long du fleuve jusqu’au restaurant choisi…

Le diner est digne d’une scène de cinéma : Il me prend la main en plongeant ses yeux dans les miens : « c’est une belle rencontre »…

Nous parlons de tout et de rien… je commence à me demander si j’ai pas rencontré « un mec bien »…

Notre bien-être à être ensemble doit se remarquer car, en nous levant pour partir et souhaitant à nos voisins de table une bonne fin de soirée, ils nous répondent : « merci, vous aussi, quoique apparemment, vous n’avez pas l’air d’en avoir besoin… »

 

Moi qui crois aux « signes »… je suis troublée…

Puis, alors que nous décidons de déambuler  au hasard des rues, goutant à l’air tiède de l’été indien… des passants nous disent que nous sommes beaux…

Nous continuons notre « promenade » sur un petit nuage de dopamine…

 

Nous nous arrêtons au-dessus de la Nymphéa…

Mon « intuition » (ou « petite voix » comme on voudra), resurgit : l’empressement qu’il manifeste à m’embrasser, m’enlacer… ne correspond pas à l’attitude de prince charmant qu’il s’est efforcé d’avoir jusqu’ici…

Il ne m'enlace pas "tendrement"... mais... sexuellement... Si je devais reprendre l'expression d'une copine... on sent qu'il a "faim"... il a pas dû "manger" depuis plusieurs semaines...

Même s’il fait nuit, nous sommes en pleine rue, dans une grande ville… sans être vraiment pudique, je n’aime pas beaucoup avoir l’impression d’être tripoter comme un bout de viande…

J’écourte alors assez vite, et à mon grand plaisir, il n’insiste pas, et me propose de prendre un verre quelque part…

 

Après ce verre… il me propose de continuer de marcher… jusqu’à ce qu’on trouve un autre bar… pour un autre verre…

 

[Encore et toujours ce rapport à l’alcool… ce soir-là, j’ai cru que c’était pour se donner un peu  plus confiance en lui…]

 

En rentrant dans le deuxième bar, un client nous dit que nous sommes deux beaux amoureux… et une dose supplémentaire de dopamine !

 

Nous finissons par boire la tasse de dopamine et faisons l’amour le soir même…

Hmm... comment dire... son apparente assurance s'est évaporée... il n'est visiblement pas "en forme"... je fein de ne rien remarqué mais avec peine car il dégouline de sueur sur moi tellement il est stréssé par son manque de performance...

Je décide de mettre cela sur le dos des multiples verres qu'il a bu et de sa maladresse et timidité dans ce domaine... 

De plus, il est dans l’âge ou ça peutcommence à arriver…

Il se rattrape en tendresse et d’attention : en veux-tu, en voilà… il m’abreuve de mots doux…

 

Nous nous quittons vers 4h du matin… amusé de ce "lit" improvisé dans ma voiture…