wszA partir du week end ou je l’ai déposé au covoiturage afin qu’il assiste au spectacle de son fils, la relation patauge dans la boue… (pour ne pas dire dans la M----)…

 

Il ne se passe pas un jour sans que je me prenne une baffe dans la gueule…

 

Après qu’il se soit barré à 1h30 du mat, je lui envoie un mail le lendemain pour lui dire qu’il était toujours invité à l’anniversaire de ma fille… et un sms pour le prévenir du mail…Sa seule réponse a été : « je suis à la plage »

 

Sans réponse à 20h, je l’appelle…

 

Moi   : tu as eu mon message ?

Lui    : j’étais en train de répondre à ton mail…

Moi   : tu nous rejoins pour diner ?

Lui    : il est trop tard à présent…

Moi   : …

Moi   : merci pour ma fille…

 

Puis il me refait part de sa saturation à entendre ce qui me blesse…

Évidement : je "réponds"… (Rho la vilaine fille !)

 

[Il n’a toujours pas compris que je suis pas une nana qui encaisse une baffe en souriant, tends l’autre joue et souffre en silence....."Tu veux tes chaussons et une bière mon amour "?  ]

 

Il me raccroche au nez…  quelques instants après, il  me dit dans un mail :

(…)Nos dérapages ont bien souvent eu les mêmes scénarios: quelque chose dans mon attitude t'as blessée, et dès lors, quelque soi la manière dont j'essaye de te rassurer, je tombe à côté de la plaque(…)

 

[Je n’ose imaginer ce que serait la situation s’il n’essayait pas de me rassurer !...  l’intelligence relationnelle et émotionnelle ça s’acquière…  quelqu’un dans la salle pour le lui dire ? non ? oui ? ]

 

Le mail est clos part "Désolé pour la souffrance que je te cause…" (Ouf, du coup, ça va beaucoup mieux !)

 

Trois jours plus tard, je l’appelle… je perçois dans sa voix une colère persistante, dans ses mots un ras le bol, il m’explique qu’il est las de faire tout ce qu’il peut pour me rassurer et que jamais je ne le suis…

 

[Ma faute, ma très grande faute, est de ne pas digérer ses goujateries à répétition… la sienne serait de « tomber à côté de la plaque » lorsqu’il tenterait de me rassurer…

Aller quoi ! un volontaire dans la salle, pour lui dire que lorsqu’une stratégie ne fonctionne pas… c’est faire preuve d’intelligence d’en essayer une nouvelle, même une qu'on connait pas et qui est nouvelle pour nous !]

 

Je continue (têtue la fille bélier !!!) de croire qu’il est intelligent et qu’il ne peut QUE comprendre : qu’avec notre différence de langage, il serait temps qu’on apprenne le langage de l’autre…

J’aimerais lui dire cela… mais pas par téléphone… je lui demande alors de m’accorder un peu de son temps pour qu’on se voit… après deux refus, il fini par accepter…

 

Je fais le trajet jusqu’à chez lui dans un état de fébrilité rarement atteint… et lorsque j’arrive chez lui il me prend dans ses bras dès la porte ouverte… nous nous enlaçons en pleurant…

Il m’a préparé un diner raffiné avec les mets que j’aime, le vin que j’aime…

Il me dit qu’il m’aime, qu’il ne veut pas me perdre… je lui assure la même chose… aussi que j’aimerais qu’il se sente libre…

 

Fin de la discussion car : l'épée de Damoclès rode… Pour autant, je veux etre optimiste...

 

Deux jours après il part en Dordogne chez une amie… la vieille il m’appelle deux fois dans la soirée… et le matin du départ également…

Et hop, il ne m’en faut pas plus pour entrevoir une volonté de renforcer notre lien fragilisé…

 

La dite « volonté » aura été de courte durée, après son coup de fil en prenant la route, j’ai juste droit à un sms bien longtemps après qu’il soit arrivé… pour me dire qu’il est arrivé…

 

Puis, le lendemain soir… pour m’informer qu’il a fait des travaux chez son amie… Là, quand même… j’en reste sur le cul !

 

La douche écossaise, ça va un temps, mais à un moment, faudrait peut-être arrêter ! 

 

- Il part de chez moi à 1h30 du mat, me disant qu’il veut plus me voir

- Il me reçoit comme une reine avec un repas romantique

- Il adopte la politique du silence lors de cette soirée

- Il m’appelle plusieurs fois avant de partir, comme pour renforcer le lien

- Il remet de la distance pour finir par me dire que moins de 24h après être arrivé chez son amie, il lui a déjà fait des travaux… alors qu’après 19 mois de relation avec moi, il m’a rendu trois services… (et encore, j’ai dû insister !)…

 

[Comment c’est déjà ? ah, oui : « rassurant »… ]

 

Prépare toi à tendre l’autre joue ma fille, y’en a une autre qui se pointe !...

 

A son retour, un diner est prévu chez lui, car il a une amie de passage qu’il aimerait me présenter…

 

Humm… comment dire…

 

Cette amie (charmante, intéressante, joviale et tout et tout) se lance dans le récit de la façon dont ils se sont rencontrés…

 

Bon, je vais pas retranscrire le récit ici…

Juste dire que j’ai eu un choc, lorsqu’elle m’explique que :

Ce jour-là, (à l'occasion du début de leur colocation) elle a exprimé le souhait d'aménager différement les lieux... et bien...

N'appréciant pas ce "souhait" (pris comme une injonction ? rhoo, c'est trop pas juste !), le Prince-Pas-Charmant l’a emmené dans une "discussion" de plusieurs heures, qu’elle ne voyait plus ou il voulait en venir, qu’il partait dans des sujets totalement éloignés, qu’il ne lâchait pas le morceau… Que ça c’est terminé tard dans la nuit…

 

Exactement, le scénario de nos heurts, dont il ME reproche le déroulement…

 

Elle a conclu en disant que leur « discussion » aurait pu faire l’objet d’une pièce de théâtre… je me suis mordu la lèvre pour ne pas lui répondre : « des pièces de théâtres, nous, on en a des dizaines ! »

 

Lorsque nous nous couchons, je suis déboussolée… Puis, je me souviens de confidences que le Prince-Pas-Charmant m’a faites :

-  au cours de ses précédentes relations, on lui a reproché son absence de dialogue, son coté mystérieux, son coté « pas rassurant »…

 

                      ….Cela même qui pollue notre relation…

 

 

 

Peut-être, ne connait-il pas la signification du terme « rassurer » ?