wxs

Depuis que la « tendance est inversée » les heurts et goujateries (dont chaque nouveau pic me blessera plus que le précédent) alterneront avec des « cadeaux » tel quel mots d’amour passionnés, ciné-resto-concert… enveloppement de tendresse… ect, ect, ect…

 

En fait les extrêmes sont de plus en plus éloignés…

 

Ainsi, après l’été hallucinant que nous avons passé et témoin de l’absence total de vrais dialogues… Début septembre il me déclarait : « Et si je demandais ma mutation ? » les yeux brillant d’amour…

 

Le fonctionnement qui est en train de se mettre en place à l’époque est :

 

Une claque, un cadeau  -  Une claque, un cadeau                                                   Une claque, un cadeau….

 

Après la claque  de « j’ai le droit de te zapper pour aller au resto, même si ça tombe un jour ou t’es mal… et ne vient pas me le reprocher, parce que ça serait une atteinte à ma liberté… »

 

Je recevais deux cadeaux :

-        passer prendre le café chez mon père (le jour de son anniversaire) achetant au préalable deux bouteilles d’un très bon champagne.

-        aller voir un ami  à moi (celui dont le diner avait été annulé pour recevoir son amie 3-4 jours)

 

Après la claque de son départ à 3h du mat… Je recevais le cadeau, d’aller voir un conseiller conjugal, car "notre relation est très importante"…

 

Après la claque de le trouver à 60km de chez lui avec une jeune et jolie collègue… Je recevais le cadeau de déclarations enflammées, roses rouges, resto…

 

Notre 1er RDV chez le conseiller conjugal…

Humm, ça commence moyen je trouve… le conseiller parle de lui, de sa vie perso… et fait copain/copain avec le Prince-Pas-Charmant… je trouve ça pas très pro…   Mais bon, si l’objet de notre consult est atteint, le reste…..

 

Le conseiller nous demande de nous présenter, nous et succinctement notre parcours… à tour de rôle.

Nous nous exécutons. Le Prince-Pas-Charmant commence, et j’enchaine.

A peine avais-je ais-je prononcé le dernier mot de mon histoire, que le conseiller déclare « que je traine un boulet »… que je n’ai pas fait le deuil du père de mes enfants (décédé il y a 15 ans) et qu’il me faut faire un travail sur moi pour que la relation ne soit pas polluée par cette blessure non cicatrisée…

 

J’en reste bouche B… et je n’ai même pas la possibilité de lui dire qu’un travail sur moi… je l’ai déjà fait, et même plus qu’un…

Le Prince-Pas-Charmant jubile : c’est à cause de moi. Le « problème », vient de moi…

 

L’échange continu et nous parlons de couple, de relation… tout ça reste flou… mais, mis à part l’interprétation ultra rapide du conseiller, l’ensemble de la consult semble offrir une opportunité à trouver des solutions…

 

Nous décidons de revenir la semaine suivante.

Là, c’est le Prince-Pas-Charmant qui en prend pour son grade : le conseiller se moque ouvertement de lui…

Nous décidons de ne pas revenir.

 

Nous en sommes donc au même point qu’avant… et, évidemment, cette situation conflictuelle non réglée, continue de prendre de l’ampleur et provoque un nouveau clash…

 

Et de nouveau il m'envoit ses justifications : «je n’y pouvais rien, ton inquiétude ne m’appartenait pas, je n’avais pas de prise sur ton inquiétude, ton inquiétude était irrationnelle, j’étais pris par d’autres événements » il me rajoute : « tu es exclusive, tu en veux trop, tu es fusionnelle, malgré tout ce que je fais, tu n’es jamais rassurée… »                                           [Claque]

Ce clash se déroule sur le même mode que les autres : reproches, tendresse, incompréhensions, mots d'amour... ce jour-là, il va même jusqu’à me reprocher de ne pas partager avec lui mes soucis financier, et qu’il s’inquiète pour moi… alors, je lui en fais part…

Le « cadeau » tombe direct :

-        j’ai une solution : vivre ensemble. (chez moi)

 

Malgré que je reçoive ce cadeau avec bonheur, je tempère quand même son élan.

-        Euh… on ne décide pas de vivre avec quelqu’un pour régler une situation financière.

 

Il abdique… et nous décidons qu’il donnera son préavis fin mars, pour vivre ensemble chez moi fin juin et qu’il fera sa demande mutation début mars.                                                [Cadeau]

 

Un samedi soir, un diner chez ses collègues. Ces derniers parlent de la jeune et jolie collègue avec laquelle j’ai croisé le Prince-Pas-Charmant dans un bar…

Ils expliquent comment cette fille « est chaude »… du genre « rentre dedans »… la drague, elle y va pas avec le dos de la cuillère, c’est du direct…

Le Prince-Pas-Charmant ne sait plus où se mettre… Il n'a jamais autant regardé ses chaussures...                                                                                                                             [Claque]

 

La boule à laquelle je m’étais plus ou moins habituée, prends de l’ampleur… et la tension qu’elle provoque m’amène à provoquer une discussion…

Le Clash qui s’en suit est tellement intense qu’un « break » fut décidé… enfin décidé… c’est un bien grand mot… lâché dans la tension, presque une menace… sans explications, sans se dire ce que l’on en attend…

 

Sur la route de chez moi, la tristesse me submerge. Je l’appelle.

 

Moi   : heu… j’ai bien compris le terme de break, pause ?

Lui    : oui, c’est mieux, on n’arrive pas à s’entendre.

Moi   : c’est vrai… mais il aurait été bien qu’on y mette les formes… qu’on décide de combien de temps nous avons besoin pour faire le point…       

Lui    : non, un break, c’est sans limite de temps, la relation est rompu jusqu’à ce qu’on la reprenne, pendant cet intermède nous sommes libre.

Moi   : ……….

Le break a duré deux jours. A la suite desquels je viens chez lui… Durant la soirée il m’apprend qu’il prépare un cadeau pour l’anniversaire d’une amie qui a lieu dans trois jours.

Cette amie, je la connais, je l’ai invité pour les cinquante ans du Prince-Pas-Charmant, et j’ai même très bien accroché.

 

Au début du mois, le Prince-Pas-Charmant m’a fait part de l’invitation de cette amie à la fête qu’elle donnait pour son anniversaire (sur Paris), et pour cause : nous y étions invité tous les deux, mais durant les trois semaines qui ont suivi, môssieur ne savait pas s’il allait s’y rendre… donc impossible pour moi de prendre un billet de train (pour faire l'aller retour et etre là pour le réveillon de Noël)…

 

Donc, après notre « break », il m’apprend de façon détourné qu’il compte aller à l’anniv de cette amie… mais évidemment sans me convier à l’accompagner…

Lorsque je m’en vais le lendemain, il me dit « bonne soirée, bon week-end, joyeuses fêtes… »                                                                                     

Je fais la route du retour en pleurant…

 

[Re claque et pas de « cadeau » entre celle d’ avant et celle-ci… non, mais, y faudrait pas qu’elle s’habitue non plus…]

 

Son réveillon de Noël en famille est moyen, il s’ennuie. En rentrant, il vient directement chez moi… je lui manque trop…  on passe une semaine entière ensemble...jusqu’au réveillon…

La soirée du réveillon est exquise… on la passe tous les deux en ville… simple mais délicieux…

 

[Un cadeau]

 

Ensuite, j’ai droit à une trêve d’un mois et demi… durant lequel tout est cadeau… de quoi me redonner espoir, de quoi bien endormir mes doutes et planquer ma « boule » tout au fond, bien profond… genre « elle n’est pas là »…

 

La délivrance approche… la fin est pour, dans 5 mois et demi…. Mais à ce jour, je suis à 10000 lieux de m’en douter…