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Si l’épisode de :

« j’ai le droit de te zapper pour aller au resto, même si ça tombe un jour ou t’es mal… et ne vient pas me le reprocher, parce que ça serait une atteinte à ma liberté… »

…  avait été isolé…… il ne marquait en rien la fin définitive d’un « possible » entre nous…

En effet, lorsque le commun des mortels est « pris » dans ce genre d’évènements et surtout qu’il en est le responsable…

Premièrement : il rame pour récupérer la confiance de sa compagne, deuxièmement : il fait ce qu’il faut pour ne pas en rajouter une couche…

Le Prince-Pas-Charmant, n’a que faire de mes états d’âme… ce qui l’importe c’est SON nombril et le confort de pouvoir l’admirer (et surtout d'être admiré).

Cet événement m’a mis une grosse claque dans la gueule… Un peu sonnée et tentant de retrouver mon équilibre, mes esprits… comprendre… j’ai alors reçu une autre grosse claque…

 

 

[En fait, à partir de là, les « claques » sont régulières… j’ai l’impression d’avoir été rouée de coup entre juillet 2014 et mai 2015]

 

 

Prenons 5mn pour observer le profil des :                                           « Prince-Pas-Charmant  sentimental moyen » 

(parce qu’il y a plusieurs catégorie dans le profil du Prince-Pas-Charmant »…)

 

 

Le Prince-Pas-Charmant « moyen » ne veut jamais être associé à un acte direct, volontaire, dont il serait perçu comme l'auteur et qui a blessé sa compagne. En effet il n'y a aucun mécanisme manipulateur, aucune voie détournée ni aucune autre forme d'analyse pour la compagne que « il m'a blessée ».

Le Prince-Pas-Charmant n'acceptera jamais d'être perçu directement comme un individu mauvais, nocif et c'est dans l'optique d'être rassuré sur son image qu'il devient attentionné. Malheureusement, ce type d'action bénéficie même si cela n'est pas le but immédiat de cette manœuvre, à ancrer encore plus profondément sa compagne dans une spirale d'illusions sentimentale.

Souvent la femme pense que si la personne est aussi attentionnée après l'avoir blessé, c'est qu'il l'aime. Comment pourrait-il être un monstre alors qu'il vient de se montrer si attentif et généreux ? La martyr est pourtant consciente du malaise intense qu'il existe dans la relation, pourtant la recherche du bon côté prédomine sur la globalité du Prince-Pas-Charmant.

Cependant, l'inquiétude du Prince-Pas-Charmant montrée sur l'instant est réelle. Il  ne va pas chercher à simuler se sentiment d'inquiétude puisqu'il est réel. Néanmoins il s'agit d'un sentiment anormal ! En effet, il n'est pas lié au traumatisme de faire souffrir autrui mais à leur propre blessure narcissique. Le Prince-Pas-Charmant a besoin d'être rassuré en entendant sa compagne lui indiquer qu'il n'est pas l'auteur du mal.

Certains sentiments du Prince-Pas-Charmant ne sont pas simulés. L'absence d’ambiguïté sur une partie de leur comportement et la perception directe par sa compagne d'une manœuvre destinée à la blesser sera une véritable source de souffrance pour le Prince-Pas-Charmant. Il ne faut donc pas confondre angoisse égocentrique du Prince-Pas-Charmant à une forme d'intérêt concernant sa compagne !

 

Quand je lis cela, j’en ai des sueurs froides dans le dos !!!

Durant les 7 mois qui ont suivis, toutes les fois où nous sommes revenus sur cet épisode (enfin ou JE suis revenue, car lui fuit à toutes jambes la responsabilité de ses actes) il n’a cessé de répéter en boucle les mêmes justifications : « je n’y pouvais rien, ton inquiétude ne m’appartenait pas, je n’avais pas de prise sur ton inquiétude, ton inquiétude était irrationnelle, j’étais pris par d’autres événements, je recevais une amie » ect, ect, ect…

Bref, c’est pas moi, c’est pas d’ma faute !

Et c’est cela qui détruit… avoir en face de soi, un homme soi-disant cultivé, ouvert, tolérant, à l’écoute, curieux…  qui se comporte comme un ado…

Je suis définitivement trop naïve… je n’arrive pas à croire cela possible…

Le lendemain soir je suis allée diner chez lui, avec son amie, les filles de son amie, une autre amie et la fille de celle-ci.

Comme fin juillet, j’ai eu énormément de mal à être naturelle…

Les quatre semaines qui ont suivis ont baignées dans une atmosphère hypocrite… j’ai somatisé par un rhume, mal de dos, insomnie…

Il n’a évidemment jamais pris la peine de me demander de lui accorder mon pardon… ou de présenter des excuses spontanées… (il en a présenté... quelques "chui désolé"... "j'm'excuse"... laché au cour d'un heurt... après que pour la énième fois, je rabache que son attitude à été, est, blessante...)

Tant et si bien que quatre semaines après, le boomerang nous revient en pleine figure... évidement... faudrait vraiment etre con, pour espérer le contraire...

 

[Ah, bha, ça tombe bien, nous le sommes !]

 

Môssieur ne supporte pas que le sujet revienne sur la table… il se barre à 3h du mat

Déboussolé, nous le sommes tous les deux… nous nous écrivons par mail, il me confit qu’il alterne des phases d'hébétude avec des vagues d'émotions qui le submergent…

 

Par mail :

Moi   : que fait-on maintenant ?

Lui    : on recolle les morceaux ?

Moi   : recoller des morceaux qui, lorsqu'ils étaient soudés nous ont menés là... je ne sais pas si c'est une bonne idée...

Lui    : en parler, analyser, sans se sentir mis en accusation. Comprendre ce qui dans nos modes de communication nous mène à l'impasse, afin de ne pas retomber dans le piège. Bonne ou mauvaise: c'est une idée...

 

Nous finissons par téléphone… Je propose d’aller voir un conseiller conjugal… il est d’accord… (Il me dira par la suite, qu’il a « sauté sur l’occasion », qu’il trouvait que c’était LA solution)

 

Il est convenu que je cherche quelques noms, que je lui en fasse part, qu’on en choisisse un…

Le lendemain matin je lui envois ce que j’ai trouvé… on tombe d’accord… il se charge de prendre rdv… il me rappelle ensuite pour m’informer que nous avons RDV la semaine suivante…

 

Le soir, je reçois une amie. Elle souhaite sortir au festival « BarBar »… Je me laisse convaincre, sans enthousiasme… ce festival a été l’année dernière témoins de notre exquise idylle…

 

Un bar... musique moyenne, ambiance bof… Mon amie m'entraîne ailleurs… dans le second bar, le concert vient de se finir… on prend un verre… on cherche sur le programme ou l’on pourrait trouver de la musique sympa… et alors que je cherche de quoi régler… Je vois le Prince-Pas-Charmant en compagnie d’une jeunette d’à peine trente ans…

Il a un instant de surprise, puis vient vers moi m’embrasser, nous inviter à prendre un verre avec eux…

 

[Précision : il habite à 60 km d’ici… et, lorsque « tout va bien entre nous »,  il préfère ne pas dormir chez moi lorsqu’il bosse le lendemain, ni même ne passe la soirée… Parce que ça fait trop loin…, il justifira que c'est une collègue, et que dans sa ville, le festival Bar-Bar était nul...]

 

Je décline l’invitation de rester avec eux… et mon amie et moi sortons...

 

Une fois hors du bar, je recois un coup de fil de lui… il souhaite nous rejoindre ailleurs… j’accepte… et l’on se retrouve tous les quatre…

La jeune demoiselle qui l’accompagne va fumer avec mon amie… et nous nous retrouvons face à face… il tente quelque geste tendre… mais évidemment pas un mot…

 

Moi   : et ben… quand je pense que la semaine passée tu m’as reproché de ne pas avoir nommé le copain avec qui j’ai été au ciné, par son prénom…

Lui    : c’est pas pareil, tu m’en parlais… là je t’ai rien dit…

Moi   : ah, bon… l’important c’est de rien dire… si on dit rien, on peut faire s’qu’on veut ?

Lui    : ………….

 

La jeune demoiselle et mon amie reviennent.

L’ambiance est ultra tendu…

Mon amie a son train à prendre, je l’accompagne. A la gare, je craque… trop lourd, trop d’égocentrisme, trop de goujaterie…

 

Après que mon amie soit partie, un regain d’amour me submerge… j’appelle le Prince-Pas-Charmant… répondeur… je lui dis qu’avant de rentrer, je serais bien repassée devant le bar… juste pour lui dire bonsoir… l’embrasser…

 

 

 

[Elle en veut la fille !!! C'est plus des oeilleurs qu'elle a, c'est une cagoule !]

 

 

Lorsque j’arrive chez moi, il me rappelle, il n’avait pas entendu la sonnerie, il souhaite m’embrasser également… je lui dis que c’est trop tard, je suis rentrée…

 

Je m’écroule sur mon lit… hébétée…

 

Mais jusqu’où vais-je aller pour comprendre que ce mec ne m’aime pas !!!!!!

 

Ce qu'il aime, c'est la liberté de ne jamais se remettre en question... Mais putain, ma pauv' fille, ouvre les yeux, bordel de merde !!!!