24 mai 2015

5 - Exquise Idylle




Donc, après seulement trois RDV, il m'invite chez lui et son fils... pour diner, et dormir...

Il m’attend sur le seuil de la porte, son accueil est tendre, chaleureux, amoureux… toute la soirée il n’a de cesse d’être prévenant et attentionné… Je nage sur un nuage de tendresse…

 

Et deux jours après j’allais de nouveau chez lui pour diner et dormir... Le week end suivant, c’est lui qui vient chez moi...Ciné, resto, ballade… P’tit déj dans le jardin au soleil le dimanche matin...  Et là…

 

Le 1er signe qui aurait dû me faire prendre mes jambes à mon cou… : Nous sommes assis l’un en face de l’autre… Il me regarde amouuuuuureusement, les yeux brillants il me dit : « je t’aime, je t’aime, je t’aime »…

Ça, c’est son langage verbal…  Son langage corporel est tout autre… : il fait non avec la tête…

 

Le langage corporel, j’ai appris… et une petite voix intérieur me dit : « alerte, alerte, alerte !!! »

Seulement, voilà… sa tendresse à revendre, ses attentions, son désir d’être bien avec moi… me font répondre à cette petite voix : « eh, mais t’affole pas… bien sûr qu’il ne le pense pas, c’est beaucoup trop tôt… il a envie d’aller plus loin, c’est tout… »

 

Les trois mois qui suivent sont un pur bonheur…

Il est hyper romantique… tellement, que j’ose me « lâcher »… je lui mets des p'tits mots d'amour sous son oreiller en partant de chez lui...

Je lui envoie une chanson romantique (celle de la vidéo ci-dessus)... qu'il me chante dès qu'il me prend dans ses bras... Nous nous enlaçons et nous amusons à nous chantonner mutuellement les paroles de cette chanson...

Le soir, lorsque nous sommes blottis l’un contre l’autre, il aime à « nous raconter » nos débuts… la scène du 1er verre, du 1er resto, du 1er ciné… la peur qu’il a eu à l’idée qu’il ne me plaise pas… la joie ressentit lorsque j’ai accepté de le revoir…

Ce genre de confidences me plaisent… j’étais à 10000 lieux de croire qu’un mec pouvait être aussi fleur bleue…

On s’appelle tous les jours, une seule fois quand ses journées de travail sont chargées, et deux à trois fois lorsqu’il ne travaille pas…

On s’envoie des sms pour un oui ou pour un non…

Dès le 1er mois, il nous souhaite « notre anniversaire » de rencontre... a-d-o-r-a-b-l-e ! Je fonds littéralement...

Bref, deux amoureux ébahies par leur bonheur…

Il me présente à sa famille… ses parents, frère et sœur… je suis accueillie comme une reine…

 

[Son fils de 8 ans me dira pendant le week end de présentation « t’es la 1ere que Papa amène ici »… et sa grand-mère rectifiera que c’est faux… en nommant celle d’avant… En un instant, je me souviens des dires du Prince-Pas-Charmant sur celle d'avant : lorsqu'il l'a vu pour la 1ere fois, il a été déçu par son physique... puis, il est resté faute de ... et s'est habitué... l'éloignement (il était à 6000km l'un de l'autre) l'a aidé à «fantasmer» la relation... puis les sentiments seraient venus...]

 

Cela fait seulement un mois et demi que nous nous sommes rencontré... : il me donne la clef de chez lui... En me disant :  -les yeux embués-  que chez lui, c'est chez moi...

 

Alors, je me lance à mon tour : je fais un double de la clef de chez moi, pour lui... et...pour la 1ere fois depuis 7 ans, je présente quelqu’un à ma famille…

Ambiance plus que bizarre…:

Le Prince-Pas-Charmant, malgré qu’il affiche un air extrêmement gêné et timide, finit par prendre la parole et monologuer pendant presque 20mn… sur des sujet qu’il est le seul à connaitre, nous mettant tous dans une position « d’ignorants »…

Hormis cette impression bizarre de la présentation à ma famille… : Je suis bien. Vraiment bien.

Je sais bien que le début de notre histoire ne déroge pas à la règle de «passion» et que l’intensité diminuera naturellement pour laisser place à des échanges plus riches que la superficialité du nuage de dopamine sur lequel nous nous plaisons à flotter…

Mais pour l’instant, il est dans la phase, de : m’appeler « juste pour entendre le son de ma voix »…

Me dire que lorsque je ne suis pas près de lui, ses bras son vides, qu'il tourne en rond, qu’il me cherche dans son lit trop grand quand je n’y suis pas…

Je lui rends ses empressements, ses mots d’amour et ses tendresses… j’aime ça, je savoure, je me délecte…

Trois mois.

Notre idylle aura été un pur délice pendant seulement trois mois…

La 1ere ombre au tableau,  tombe quelques jours avant Noël…

 

 

 

 

 

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25 mai 2015

6 - Premiers troubles...

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Et alors que nous nagions dans une rivière de dopamine… et que nos semaines sont faites de retrouvailles amoureuses ou d’une pluie de texto et coup de fil…

Les fêtes de fin d’années approchent… Il se rend dans sa famille, et moi je reste avec la mienne.

 

[Naturel après juste trois mois de relation…Malgré tout, il me demande si je veux venir avec lui… je lui réponds que « non, je reste avec ma famille »… « Normal » me répond-t-il… Et je trouve cela courtois !!! Or, avec du recul… est-ce normal de me tenter en proposant un truc irréalisable ? …. Puis, passer pour un mec poli et courtois en commentant que c’est normal que je veuille rester avec ma famille]

 

[Le début des retournements…]

 

Au cours de notre nage dans cette rivière de dopamine, il me confie, qu’il y longtemps, un Chaman lui avait prédit qu’il serait très heureux vers ses cinquante ans… et, me regardant droit dans les yeux, me dit : je suis heureux de t’avoir trouvé…

La veille de son départ pour Paris, nous nous appelons, comme tous les soirs… Puis il me rappelle au moment de se coucher « juste pour entendre le son de ma voix…

Il m’appelle le lendemain en partant de chez lui et en arrivant chez ses parents… puis en fin d’après-midi alors qu’il s’apprête rejoindre des amis…

Et Puis…. : Plus rien jusqu’au lendemain midi… Moi-même étant sortie, j’ai une pensée pour lui au cours de la soirée, et, dans notre contexte de « je t’aime, tu me manques, je t’envoie un baiser »… je lui avais envoyé un sms vers minuit…

 

Son changement d'attitude brutal, a semé un doute dans mon esprit… Et ce n’est pas ses explications complètement farfelus : « je n’aime pas l’outil qu’est le téléphone… je ne l’utilise que pour le minimum… ». C’est tellement contradictoire par rapport au comportement qu’il adopte depuis trois mois, que ça en est irréel, et que je n’arrive même pas à en prendre cas…

 

 

[Là, il posait le 1er pavé de « déstabilisation psychologique »…]

 

A son retour, nous nous retrouvons amoureusement… Les mots d’amour, la tendresse, les démonstrations et les déclarations enflammées redeviennent notre quotidien… Le contexte parfait pour installer sa « liberté »…

Après trois-quatre jours de bonheur retrouvé, il reçoit une amie…Et là, de nouveau, je sens que quelque chose cloche, mais je n’arrive pas à le nommer…

Je sais que c’est juste une amie, mais l’ambiguïté de la situation et surtout son refus catégorique d’adopter un comportement plus « limpide » me donne une impression bizarre… Il, remplace le coup de fil par un sms, sort sur sa terrasse lorsque je l’appelle…

Bref, ne sait pas gérer l’ambigüité de la situation : recevoir une amie à diner, en omettant de dire à la femme "qu'il aime, qui est son âme, son cœur, son amour" que l'invitée reste à dormir... et de s'offusquer par la suite de mes interrogations... !

Ce qui me trouble déjà à l’époque, c’est que, de toute évidence, il préfère le confort de ne pas aborder le sujet, quitte à semer le doute, quitte à faire souffrir…

 

Et ça… ça me pose vraiment question…

Pour la 1ere fois dans notre relation, je me dis « admettons »… (Ce sera le début d’une looooongue liste « d’admettons »)

 

Nous passons la St Sylvestre chez des amis à lui…

 

[Au cours de cette soirée, ses potes lui disent « ha, non, tu ne vas pas encore nous perdre dans des discussions qui partent dans tous les sens… ou veux-tu en venir exactement ? »… un  détail, mais qui viendra allonger un longue liste de détails…]

 

Le lendemain du réveillon, sur la route du retour, il m’enveloppe totalement de tendresse, mots d’amour, déclarations de contes fées… ses « je t’aime » sont prononcés sur un ton solennel et les yeux embués de larmes…

Je suis étourdie d’être autant aimée… et je me laisse flotter sur cette rivière de dopamine jusqu’à la St Valentin…

 

 

 

 

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26 mai 2015

7 - Des fausses notes, parsemées ici et là…

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Avec du recul, je me rends compte que la période du réveillon jusqu’à la St Valentin n’a pas été exempt de « fausses notes »…

 

Les deux fausses notes qui ont troublées cet « entre deux » sont petites, certes… mais présentes quand même…

 

La première :

 

Mon père m’informe qu’il me convit à un apéro dinatoire. Moi et, deux personnes avec qui, mon père et moi avons lié connaissance deux mois plus tôt…

 

Mon père nous a invités… le Prince-Pas-Charmant et moi… mais, môssieur décline l’invitation… je ne sais plus pourquoi exactement… travail ou garde de son fils…

 

Ses enfants ont souvent été un handicap à venir chez moi, ou faire quelque chose… pourquoi un handicap ? Je ne sais pas… je ne vois pas en quoi on ne peut accepter un apéro à cause d’un enfant…

 

 

 

[Et encore un « admettons » pour le mec hyper convivial, sociable et courtois ! Qui me reprochera par la suite de ne pas lui avoir présenté beaucoup de personne de mon entourage...]

 

 

 

La deuxième :

 

Je lui présente des amis au cours d’un diner que j’organise… il refait la même que le jour où je l’ai présenté à ma famille : monopolisant la parole sur des sujets trop pointus pour que tous participent à la conversation…

 

 

 

Bon, on va pas lui reprocher d’être « cultivé »…

 

 

 

[Et un autre « admettons » pour la 3, un !]

 

 

 

La voici, la voilà… elle arrive à grand pas : la St Valentin !!!

 

J’ai réservé un resto près de chez moi… je suis sexy à croquer et heureuse de le retrouver dans quelques heures pour, l’enlacer, lui offrir le cadeau cherché pendant des jours… l’embrasser…

 

Il arrive légèrement en retard, mais surtout énervé, très stressé…

 

 

 

Moi   : Qu’est ce qui se passe ?

 

Lui    : j’ai horreur d’être en retard !

 

Moi   : mhéééé, cool chéri, c’est qu’un resto, j’ai réservé pour 21h, il est seulement 21h15…       t’inquiète ils vont pas nous refuser… allez, un bisou !

 

Lui    : hmmm, bon, mon cadeau c’est le resto !

 

Moi   : …. 

 

Lui    : Je te ferais une toile… (Il est peintre)

 

 

 

[Trois mois et demi plus tard, un matin alors que l’on prend le petit dèj, il se lève, va dans son garage, et ressort avec 5 anciennes toiles… en me disant : laquelle tu veux ?]

 

 

 

La technique du « chaud et froid » commence doucement mais surement à se mettre en place…

 

 

 

Un jour de tendresse absolu, il me dit qu’il a déniché des prix défiants toutes concurrences pour une semaine à l’étranger… Ni une, ni deux, on réserve…

 

Et c’est les larmes aux yeux qu’il m’enlace et me déclare son bonheur à l’idée de cette escapade avec moi… de découvrir avec moi cette ville historiquement belle de la République tchèque

 

 

 

Mes troubles précédents s’envolent comme par magie… je suis aussi heureuse que lui…

 

 

 

Alors… hmmm… comment dire ?

 

La ville est si magnifique, que je ne sais plus où poser mon regard…

 

La semaine ressemble à un marathon : voir le plus de choses possible… nous passons de musées en musées, de visites de monuments en visites de lieux pittoresques…

 

 

 

Gros trouble dans mon esprit : pourquoi est-on là ? Pour faire un compte rendu au guide du routard, ou pour jouir de notre amour dans un décor de rêve ?

 

Presque tout ce que l’on a fait, c’est suivant SES habitudes…

 

J’aurais voulu louer des vélos pour étendre notre visite de la ville, vu qu’à pieds nous sommes limités et que surtout, c’est fatiguant… : ça lui disait rien, il a l’habitude de crapahuter à pieds lors de ses voyages...

 

Les soirées s’étiraient jusqu’à 1 à 2h du mat, en passant systématiquement dans un bar (pour deux tournées après l’alcool du diner) avant de rentrer à l’hôtel…

 

J’en pouvais plus… lorsqu’un soir j’ai émis le souhait de rentrer nous coucher vers 22h30, il a répondu « déjà ! Mais il est que 22h30 !!! »

 

Alors, je me suis dit que je récupérerais la semaine suivante…

 

 

 

[Autre forme « d’admettons »]

 

 

 

Des questions se bousculent au portillon de mon esprit, que je prends soins de rejeter une par une…

 

Pourtant, je me souviens de certaines d’elles :

 

- Pourquoi notre rythme est calqué sur SES habitudes ?

 

- Pourquoi mes suggestions ne sont pas prises en compte ?

 

 

 

 

 

A notre retour en France, il me présente à son cousin et la femme de ce dernier... en confondant le prénom de son ex, avec le mien  (...)

 

Et alors que son cousin lui demande comment il va depuis qu'il a eu sa mutation... le Prince-Pas-Charmant répond que les collèges qui se sont retrouvés dans son cas, ont eu du mal moralement... mais que lui... "il est aidé"… dit-il en souriant et en me regardant...

 

 

 

Pourquoi cela ne m’a pas fait plaisir ?

 

Pourquoi me suis-je sentis à cet instant, comme un bouche trou, une bouée de sauvetage ?...

 

 

 

[Admettons]

 

 

 

Et le sexe ?

 

Comment est la vie sexuelle avec ce genre de Prince-Pas-Charmant ?

 

 

 

Hmm… disons que je développerais ça dans l’épisode N°5…

 

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28 mai 2015

8 - L'effet "chaud et froid" est installé

 

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Avant de parler de nos « relations sexuelles »…

Je voudrais revenir sur des questionnements de l’époque dont j’ai fait allusions dans le post précédent…

- Pourquoi notre rythme est calqué sur SES habitudes ?

- Pourquoi mes suggestions ne sont pas prises en compte ?

 

Depuis le début de notre relation, il réclame sans cesse ma présence, me dit que lorsque je ne suis pas là, il tourne en rond, se sent vide, tout nu…. Bref, je lui manque…

Je me sens aimée, je profite de la passion de nos début, on aura tout le temps de « marquer notre territoire, de se tourner vers l’extérieur »…

Ce genre de fusion ne dure jamais plus d’un an… savourons le moment présent.

 

Ceci étant… comme il ne peut venir chez moi  -parce qu’il a son fils en garde -  c’est moi qui, vient chez lui 2 à 3 fois par semaines…

A 60km de distance… le budget essence prend une sacrée claque…

Je lui demande si, dans la situation inverse, il ferait la même chose… « Bien sûr ! » me répond-t-il !

 

[Et pourquoi est-ce que nous n’équilibrions pas la situation (sur un plan financier) en se mettant d’accord, (par exemple) sur : je fais les trajets, tu payes les sorties…

Un peu délicat à poser comme question… surtout à un mec qui se dit ouvert, empathique, à l’écoute… et j’en passe et des meilleur…

Les sorties, il en paye la majorité… mais en l’absence d’accord entre nous, cela me mets (très) mal à l’aise…]

 

 

Au bout de quatre mois, un certain « rythme » c’est installé… et mes venues semblent… «Normales»…

Cette régularité de mes aller et retour commence à me peser… mes journées à moi s’écourtent par le temps des trajets et surtout, la fatigue dû aux longues soirées (encore son rythme : diner à 22h et couché à minuit une heure…)

Un soir ou ma venue semble « couler de source »… je n’ai pas envie d’y aller…

Je me sens fatiguée, je n’ai pas envie de me coucher à pas d’heure, d’avoir à « réclamer » de diner plus tôt, de nous coucher plus tôt…

 

[Par la suite, il me dira « mais tu pouvais te coucher à l’heure que tu voulais ! »… ah… d’accord… alors, autant rester chez moi… je vais pas faire une heure de route pour arriver en ayant diné et me coucher quand il se met à table… le compromis d’adopter mon rythme une fois par semaine, ne semble même pas lui effleurer l’esprit…]

 

Je ne vois pas ma place dans son fonctionnement, mais je ne sais pas encore nommer cela…

Pour autant, à l’heure où je suis sensée partir, je l’appelle pour lui dire que je ne viens pas…

 

Notre conversation est empreinte de gêne… mais la tendresse fuse malgré tout…

Moins d’une demi-heure après ce coup de fil, il m’envoit un mail :

 

Mon Cœur,
On vient de se parler au téléphone, et un grand vide m'a étreint le ventre et le cœur :

Tu ne viens pas ce soir.
Le constat est raide.

Le vide en moi est douloureux.

On n'a même pas évoqué la prochaine fois que l'on se voit.
J’avais envie que tu viennes.

Tu me manques.

J'aime ta présence, nos échanges, nous discutions, nos baisers aussi bien sûr.

Mais surtout toi.
Tu m'as dit ne pas avoir envie de venir.

Je ne me suis pas senti le droit de te demander d'aller contre tes désirs, mais cette soirée que j'attendais sans inquiétude depuis que tu es partie mardi dernier, et qui se dérobe au dernier moment, réveille en moi une douleur, un nœud dans mon estomac que je pensais avoir oublié.

Alors voilà, ton absence me fait ressentir le manque de toi comme une brulure.
Je t'aime

 

Si j’ai copié-collé ce mail, c’est pour donner une idée de la fusion dans laquelle nous étions, qu’il demandait, réclamait…. Et que, à part ce soir-là, je rendais, accueillais, appréciais…

Mais c’est aussi parce que, dans la suite de mon récit, je décrirais ses multiples justifications ou il revendique son côté "indépendant" et qu'il étouffe devant "ma" demande de fusion….

 

Alors, comment est le Prince-Pas-Charmant lors des relations intimes ? Et bien... alors qu'il peut se montre "absolument-pas-charmant", et faire preuve de goujateries dépassant l'entendement... il est capable le soir même de venir vers moi pour une relation sexuelle...

 

Et, je n’ai vu, ou plutôt, je n’ai voulu voir dans ses « rapprochements », que l’amour que je pensais qu’il avait pour moi…

 

Combien de fois m’a-t-il imposé sa dictature du silence, genre « on fait comme si de rien n’était »… puis le soir venu, m'enlacer sans équivoque… je ne les comptes plus !

 

Ce Prince-Pas-Charmant qui a croisé ma route et m’a fait dégringoler les barreaux de l’échelle de bien être que j’avais mis tant de temps à grimper… n’avait pas de pratique bizarre... (ouf !) Mais,  était très demandeur, il m'a confié qu'avant lorsqu'il faisait l'amour, "c'était Noël"... sous entendant, qu'il avait peu d'occasion...

 

[hmm, mais alors, toi, t'es quoi ? Un cadeau de Noël tous les jours de l'année ?]

 

Par contre, l'harmonie nous faisait un peu défaut... Il semblait avoir « appris » ce qu’est le sexe, dans des livres ou des films (sans le coté hard) et il appliquait cela comme une recette : « si on touche le sein de la fille, ça va lui faire plaisir et elle voudra… »

Il semblait comme handicapé à « sentir » la communion qui se crée au cours d’une relation sexuelle.

Nos débuts étaient… comment dire… périlleux… au point que pour la 1ere fois de ma vie, j’ai bien accueillie un problème gynéco… j’y voyais l’avantage de ne pouvoir aller jusqu’à l’acte… de nous contenter de découverte préliminaires…

Bon, il a pas aimé le jeu… 

Par la suite, nous nous disions mutuellement qu’on « trouvait nos marques » et ceci est toujours le cas dans un début de relation…

Le blême, c’est que lui, adoptait la « loi du silence »… on cherche nos marques, mais on en parle pas…

Bon, me suis-je dis, il n’est pas à l’aise sur le sujet… je vais y aller doucement, je lui laisse le temps de prendre de l’assurance…

 

Au bout de quatre mois… j’osais à peine penser à ce manque de fluidité de notre intimité… Au fond de moi, je savais qu’au bout de quatre mois, nous devrions être beaucoup plus en phase, tout au moins sur le chemin de l’être et surtout en parler…

 

Lors de notre voyage en République Tchèque…

Un matin de ce voyage : réveil amoureux … je sens une petite voix en moi qui me dit : « il faut que tu abordes le sujet ! Il ne peut pas deviner que tu aimerais plus de paroles, plus d’attention… etc… »

Je profite donc que l’on est tout « lover » et, j’aborde le sujet…

Evidemment, j’y vais avec des gants, je marche sur des œufs…

 

Blocus.

 

Lui    : c’est pas le lieu pour en parler…

Moi   : … tu veux en parler ou ?

Lui    : en dehors de la chambre, parce que c’est là justement que l’on fait l’amour…

Moi   :…

 

Nous partons prendre le petit dèj. L’ambiance se détend, les mots d’amour reviennent en pluie.

Je l’aime. Il m’aime.

 

En prenant le petit dèj, je ré aborde le sujet, prenant bien soins de le faire sur le ton de l’humour.

 

Moi   : Chéri, je réalise que je te prends pour un devin…

Lui    : pourquoi tu dis ça ?

Moi   : parce que j’espère que tu devines que je préfère telle ou telle caresse … alors, que… si je te le dit pas… tu ne peux pas deviner…

Lui    : ça t’a pas plu ?

Moi   : bien sûr que si mon cœur, j’adore…. Mais il y a tout un tas de choses qu’on pourrait… approfondir…

Lui    : humm, franchement, se dire des trucs du style : va plus à droite, ou plus à gauche… non, c’est tout sauf naturel…

Moi   : … heu… ben on n’est pas obligé de se donner des indications « routières »…

 

Clôture de la conversation.

Ce jour-là, les visites des musées et châteaux étaient… tristes…

Lorsque je regarde les photos, je vois encore dans son regard, une sorte de panique-colère à être en face de quelque chose d’inconnu qui le déstabilise…

 

Je me suis dit que j’avais affaire à un grand complexé de ce côté-là, que j’allais devoir m’armer de patience…

Et comme j’étais raide amoureuse, de la patience, j’en avais à revendre !

 

Comment « patienter » de façon constructive ?

 

Je pensais avoir trouvé… et à ce jour, je suis intimement persuadé que ce à quoi je pensais est une très bonne expérience pour se mettre à l’aise, se découvrir, se connaitre…

 

La suite m’a donné tort pour "cette" relation, mais heureusement la tension des débuts lors de nos rapports sexuels s'est effacée... Ceci étant,  le côté "figé" de nos pratiques, m'a, assez tôt laissé un gout de "routine"... 

Ensuite, lorsque les premiers "heurts" sont apparus, la peur (tel un junky) de perdre mes doses de tendresse...augmentait sérieusement ma libido lors de nos retrouvailles...

Par contre, les six derniers mois reflétaient parfaitement l'aspect routinier de nos relations sexuelles...

Alors, qu'est-ce qu'était donc cette «solution»

 

 

 

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29 mai 2015

9 - Absence d'investissement

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La « solution » à laquelle je pensais pour dissiper sa gêne et qu’il gagne en confiance… c’était par le biais d’un livre…

 

Au cours du 1er mois de la relation, un soir, dans sa chambre, je vois un livre…

« L’art de l’amour tantrique, l’extase sexuelle »

 

Moi    : oh, tu as ce genre d’ouvrage !

Lui     : oui…

Moi    : tu as pratiqué ?

Lui     : non… lorsque je l’ai acheté j’étais tout seul…

Moi    : mais tu l’as lu, que peux-tu m’en dire ?

Lui     : non, je l’ai pas lu… seul, j’en avais pas envie…

Moi   : …

Moi   : c’est un sujet que j’ai envie de découvrir depuis longtemps, j’ai jamais rien lu dessus, mais il m’est arrivé d’en parler à mes partenaires, avec toujours la déception de constater qu’ils ne connaissent pas et qu’ils n’ont pas envie de connaitre…

Moi   : j’aimerais bien le lire avec toi… je veux dire, que l’on découvre cela à deux…

Lui    : je suis partant, j’en serais ravi.

 

Dans les semaines qui ont suivis, le livre a voyagé de chez lui à chez moi, je lui avais proposé qu’on en lise un chapitre chacun à tour de rôle et qu’on se le résume, puis qu’on « applique »…

 

J’ai tenu jusqu’à trois chapitres…

Il en a lu à peine un…

 

Et pourtant… le peu que nous avons « appliqué » allait vraiment dans le sens du respect, de la découverte, de la communion…

On s’honorait par quelques mots avant de basculer dans l’intime…

 

Une des choses importantes dans l’amour tantrique, c’est le massage. Préalable ou pas.

Par le massage, on se découvre. Le massage est un massage et uniquement un massage. Ce qui implique de se concentrer sur le bien être que procure le massage sans basculer dans la relation sexuelle.

 

C’était exactement ce dont on avait besoin.

Lorsque j’ai timidement abordé le sujet au cours de notre voyage en République Tchèque, sur le fait que l’on pourrait prendre plus de temps avant que les caresses soient « précises », il a argumenté (et ce tout au long de la relation) que pour un homme, c’est une histoire de « tension à libérer » et qu’attendre équivaudrait à faire retomber cette tension et se retrouver frustré…

 

[Il ne lui était pas concevable d'être face à une frustration... mais l'imposer à sa partenaire, ne lui pose pas de problèmes... ]

 

Que répondre à ça ? Si je n’avais pas été amoureuse et crains de le vexer, j’aurais répondu, que, maitriser cette tension… ça s’apprend…

 

Nous avons donc fait deux séances de massage….

Mais, sans « préparatifs » tel que bougie, encens, couverture confortable, anticipation préalable pour nous « préparer psychologiquement » et susciter l’attente…

 

J’ai, plus d’une fois lancé l’idée… toujours il était d’accord et enthousiaste… mais concrètement… jamais il n’a changé quoi que ce soit dans ses habitudes de fonctionnement (fin de journée : apéro, ensuite préparation du repas, 21h30-22h : repas, avant ou après un peu de surf sur le net... ce qui nous mène à... tard...)…

 

Si je lançais l’idée de nous faire une séance de massage le lendemain… il est évident qu’on ne s’y prend pas à 23h… (le massage dure une heure…)

 

Les deux séances que l’on a fait, étaient… un peu à l’arrache… parce que j’ai « abdiqué » de les faires, sans qu’on ait pris soins de « préparer »…

Malgré tout, c’était bien, ça donnait envie d’approfondir, d’explorer cette voie nouvelle de relation intime…de poursuivre dans ce sens. Et le Prince-Pas-Charmant partageait (il me semble) mon enthousiasme.

 

La troisième séance, nous l’avons fait plus D'UN AN PLUS TARD…!

Parce que nous avions acheté deux autres ouvrages sur le sujet. Nous retentons donc l'expérience...

Bon, faire un massage en suivant les instructions du bouquin d’une main et en massant de l'autre… c’est pas vraiment top…

 

Quelques jours plus tard, nous décidons à l’avance, de réitérer…

 

[Cet épisode ce situe donc 4 mois avant la « fin »]

 

Et là… Humm ! Exquis ! Tout en tendresse et délicatesse…

Je note avec plaisir que cela lui a plu, et il exprime même le désir qu’on recommence de façon régulière…

 

[Nous n’avons jamais recommencé.]

 

Oh, il était toujours d’accord quand lorsque je proposais… Demain… ou ce week-end… ou plus tard... on verra...

Et si je voulais mettre en pratique, il aurait fallu que JE mette tout en place…Prendre en charge la mise en place, ne me pose aucun problème, même ça me plait… mais pas en naviguant entre sa mauvaise foi, ses goujaterie et son intolérance...

 

Par contre, si le Prince-Pas-Charmant ne manifestait aucune envie de s’investir alors qu’en paroles il laissait entendre le contraire… : Remplacer un bon dialogue pour communiquer et se comprendre par : le silence qui instaure le doute… ça lui pose aucun problème…

Ni même, de continuer nos relations sexuelles "routinières"... Parce qu'en fait... môssieur y trouvait son compte...et, pour aller vers une meilleur version de notre relation, il aurait fallu qu'il "sorte de sa zone de confort"... trop dur face à son habitude de « faire la politique de l’autruche »…

Et moi… je ne retenais de ses rapprochements, que la tendresse et les mots d’amour dont il me couvrait… décidant ainsi d’être optimiste et de faire confiance en l’avenir…

 

A ce stade de mon récit… le coté obscure de cette histoire devient majoritaire…

Ecrire me fait bien réaliser qu’un « possible » n’était qu’une construction de mon esprit…

Et cette vérité est plus que désagréable…!

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30 mai 2015

10 - Le piège s’est refermé

ppp

Cet épisode N°7 montre à quel point, à ce stade de la relation, j’avais laissé le piège se refermer sur moi… je peux même dire : accepté que le piège se referme sur moi...

 

Les quatre semaines qui suivent notre voyage en République Tchèque sont amoureusement agréables… si tant est que je ferme les yeux sur « mes allers-retours » et SES habitudes de fonctionnement devenues insidieusement NOS habitudes.

Mais, à part cela, la tendresse fuse et l’amour enveloppe…

Arrive… : mon anniversaire.

La veille nous avons dormi chez lui. Le matin au p’tit dèj, je feins l’indifférence, mais je suis comme une enfant : impatiente de recevoir mon cadeau…

Nan, en fait, je dois bien avouer : j’avais peur qu’il ne m’offre rien…

 

[Bizarre quand même comme crainte, alors que ce mec affirme m’adorer, que je suis son âme, son amour, qu’il se sent vide quand je ne suis pas là…]

 

Je vais chercher la cafetière et lorsque je reviens à table je vois que sur une des chaises il y a un paquet…

Je suis un peu gêné, je ne sais pas comment réagir, car en fait, il ne dit rien… je finis par sourire en disant « c’est pour moi ? »

 

Une mini chaine…

 

La gourde que je suis… je rêvais que ses déclarations de conte de fée s’harmonisent avec ses actes et qu’il m’offre un bijou… ou un truc féminin… personnel… quelque chose que je garde sur moi…

Bon, je me résonne aussitôt.

 

[Admettons]

 

Car, comme on dit, c’est l’intention qui compte.

 

Le soir, il vient chez moi avec son fils. Oh, pas pour « être chez moi avec son fils », mais parce que son fils devait se lever très tôt le lendemain pour prendre un train et que de chez lui, ça n’aurait pas été possible…

Mais j’ai quand même dû insister pour les « recevoir ». Lui, répétait sans cesse "mais non, on va te gêner… je veux pas te déranger"

 

Mes enfants sont là également, nous dinons tous ensemble. Je suis heureuse.

 

Le lendemain, c’est le week-end. Je décide de faire un apéro-dinatoire et d’y convier quelques amis.

 

Une amie arrive en premier avec son conjoint. 

La soirée se déroule bien, lorsqu’une amie émet un avis sur un sujet particulier.

Le Prince-Pas-Charmant, n’est pas d’accord. Et il le fait savoir, refaisant la même que lorsque je l’ai présenté à ma famille :

Il monopolise la parole.

Mais là, il va plus loin, il monopolise pendant plus 1/2h accumulant arguments sur arguments pour démontrer à mon amie qu'elle se trompe… prenant des exemples pointus qu’il est le seul à connaitre… allant même jusqu’à nous donner un cours d’histoire… Evidemment, ce qu'on voit en 1er, c'est sa culture, sa maitrise de l'exposé, son engagement envers ses idées... tout ça parait bien beau...

 

Mon amie est partie à peine 10mn après qu’il en ait enfin fini (il était à peine 22h).

 

Le lendemain, une autre amie présente à cette soirée, est venue me voir. Elle tenait à s’excuser  d’avoir abondé dans le sens du Prince-Pas-Charmant, car, elle est persuadée que l’amie partie au cours de la soirée s’est sentie vexée et blessée (c’était également ma crainte, mais je n’osais pas y croire).

 

Mais sa démarche m’a ouvert les yeux (sur cette scène uniquement !) et, le soir même j’en fais pars au Prince-Pas-Charmant.

Bon, l’empathie lui étant totalement étrangère, il lâche juste un « chui désolé » réitérant, qu’il ne peut entendre ce genre de propos sans réagir…

Comme c’est quelqu’un d’extrêmement fier et qu’il se vante d’être tolérant, je lui fais remarquer, que même s’il n’était pas d’accord, ce n’était ni le lieu, ni le moment…

Il me redit « ch’ui désolé »… mais, je n’ai pas perçu la moindre intention de réparer d’une quelconque façon… (en réinvitant l’amie… ou autre…) 

Donc, pour résumer, à mon anniv’, il m'offre un cadeau plutot impersonnel, daigne amener son fils chez moi(pour la 1ere fois en 6 mois) parce qu'il ne peut pas faire autrement, et vexe une amie au point de la faire partir... !

Ais-je pour autant retiré la merde que j’avais dans les yeux ? Que nenni.

Parce que, depuis un moment déjà, j’étais addict aux facettes « agréables » de notre relation, tentant d’occulter le plus possible les facettes « obscures ».

Mais… ce n’est pas parce qu’on cache quelque chose, que cette chose disparait

Et une sorte de boule nait dans mon ventre.

 

Une boule qui, à partir de ce jour, ne me quittera plus pendant exactement : UN AN

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31 mai 2015

11 - A chaque jour sa peine...

 

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Depuis le début de l’année, les périodes « sereines et amoureuses » ont une durée maximum de trois semaines…

J’entends par « périodes sereines et amoureuses », une période ne comportant aucuns événements « ambigus » venant créer des questionnements et alimenter cette « boule au ventre »…

 

Tout un chacun fait des « erreurs », des « faux pas », des actes involontaires qui peuvent blesser ou déranger… Nous sommes tous des êtres « imparfaits » qui tendons à nous améliorer chaque jour…

Aussi, la plupart de nous tous, lorsque nous nous rendons compte (par nous-même, ou parce que notre interlocuteur nous le fait remarquer) que nous avons blessé involontairement ; notre première réaction est de nous excuser, puis de redoubler de politesse ou gentillesse (ou s’qu’on veut…) comme preuve de notre bonne intention…

 

Le comportement du Prince-Pas-Charmant est tout autre, s’il perçoit ou pense percevoir que, mes paroles, une phrase, ou autre, ressemble, de près ou de loin à une critique ou une observation de son comportement… il le prend automatiquement pour un jugement et bascule immédiatement dans la justification…

 

C’est cela même qui m’a déstabilisé…

Lui, qui se présente comme serviable, courtois, à l’écoute, sociable, tolérant… Je n’arrivais pas à comprendre, à entendre, ses explications farfelues, ses fuites devant l’évidence, ses justifications à être… tout simplement égocentrique…

Lui qui me disait vouloir me rendre heureuse… c’était juste impossible…

Et c’est précisément ce registre qui m’a desservie…

 

Donc, trois semaines après la soirée désastreuse de mon anniversaire, le Prince-Pas-Charmant fait une expo avec un ami dans le sud de la France, à sept heures de route.

Bien sûr, je n’ai qu’une envie : assister à cette expo.

Bien sûr, il n’a qu’une envie : que j'assiste à son expo...

Moi, j’ai mon travail et mes vacances sont bien entamées. Certes, je suis à mon compte, mais chaque absence est un manque à gagner et de plus, les clients risquent de ne pas s’y retrouver…

Je prévois donc d’assister à cette expo le jour J uniquement et de m’y rendre en avion…

Le Prince-Pas-Charmant en veut plus, il insiste pour que j’y aille trois jours avant avec lui, en voiture… Entre les mots d’amour, et les belles déclarations je fonds…

Et j’accepte…

 

Comme lui et son ami doivent préparer l'expo, je suis seule la plupart du temps,  je le savais à l'avance j'ai donc  amené du travail, mais comme je me retrouve à m’occuper de son fils pendant ces trois jours, en fait : j’ai pas bosser.

Le soir de l’expo, il brille, il est dans son élément...

Sur le chemin du retour, je pense qu’il remarque ma fatigue extrême (enquiller les soirées qui s’étalent jusqu’à 1 à 2h du mat tout en gérant une « boule au ventre »… ça use…)… il me passe un peu de pommade : « Merci ma chérie de t’être occupe du p'tit, des repas… ta présence m’a beaucoup aidée »…

 

Et voilà, je suis au 7em ciel, je range ma boule tout au fond de moi, bien cachée… ni vu, ni connu j’t’embrouille.

 

Le week end suivant, nous avions prévu de nous rendre à un concert. J'ai dû me rendre à l’évidence : j’étais épuisée, il était plus sage de rester chez moi me reposer.

Comment lui ai-je présenté la chose ?

J’vous donne en mille ! Je me suis excusé de ne pas pouvoir l’accompagner !!!

Une chose qui m’aurait fait plaisir (et qui n’aurait été qu’équité, au vu de mon « accompagnement » à son expo…) c’est qu’il me rejoigne après le concert, même pour se glisser discrètement sous les draps…

Mais… l’empathie et l’attention lui sont si étrangères lorsque môssieur est occupé… que : même en rêve : je peux me brosser !

 

Chaud-froid-chaud-froid-chaud-froid-chaud-froid-chaud- froid…

 

La semaine suivante, il insiste pour m’emmener en week-end prolongé (et hop, encore une absence pour mon activité !) chez un ami à lui qu’il a très envie de me présenter…

Et comme je l’aime et aime être avec lui, je me dis que je mérite bien « du bon temps »… hormis notre voyage à l’étranger en février, ça fait quand même cinq ans que je ne suis pas partie en vacances…

 

Le voyage jusqu’à chez son ami est plein de moments complices. Il est heureux que je sois là, je suis heureuse d’être avec lui. Son ami est très sympa et a des valeurs que je partage complètement.

Je suis heureuse, je vois notre relation s’emplir de complicité, de partage…

 

Et…. Je commence à préparer en cachette… : une fête pour son anniversaire…Cette surprise que je lui réserve m’apporte beaucoup de bonheur…

Après son expo, cinq semaines s’écoulent sans « accro » … mis à part la boule cachée quelque part au fond de moi, et la fatigue physique que je traine…

A propos de cette fatigue, je me dis que, lorsqu’il partira en vacances avec son fils en juillet (nous, nous partons ensemble en aout), je retrouverais un rythme reposant.

 

Le jour de son anniv’ surprise arrive. J’ai invité ses parents, frère, sœur, ami(e)s…Financièrement, j’ai fait une folie… mais j’ai « pesé » le pour et le contre…

Je me projette loin avec lui, il se projette loin avec moi…Il me dit qu’il veut que ça dure toujours… comme moi…

Alors… vais-je laisser passer une date comme ses cinquante ans sans rien faire ? Non.

 

Tout le monde arrive vers 18h. Et lui, je lui ai demandé d’arriver à 19h30. Surpriiiiiiise ! Il est heureux, vraiment (même si la surprise ne l’était pas vraiment, car il se doutait de quelque chose m’as-t-il dit).

Tout le monde a dormi chez moi, jusqu’au lundi de la pentecôte. Il faisait beau, nous avons diné, petit déjeuner et déjeuner dehors…

Afin de loger tout le monde, j’ai acheté une tente neuf places… j’ai laissé ma chambre à ses parents, les chambres de mes enfants à ses proches.

Nous, nous avons dormi dans une des trois chambres de la tente, son fils et un couple d’amis dans les deux autres chambres.

J’ai adoré « camper » dans mon propre jardin et que l’on se blottisse l’un contre l’autre en toute discrétion vu que l’on avait des « voisins »… nous étions complices et heureux…

Ces trois jours ont été merveilleux.

 

[Ce souvenir est douloureux, car ces trois jours sont exactement identiques à la relation d’amour que je nourrissais avec lui… tout en tendresses, attentions, bonheurs, joies, fêtes, amitiés, rires… sur les photos nous sommes  beaux, heureux, amoureux…]

 

Il m’a dit qu’il était super gêné de tout ce que j’avais fait pour son anniv’…

La tente, il était là lorsque je l’ai acheté, et je lui avais fait croire que c’était mes enfants qui m’avaient chargé de l’acheter pour eux…

Une tente neuf places, ça se monte pas en deux seconde. Celle-ci elle se monte en 15-20 mn… Je n’ai pas pu la plier dès les jours suivant car elle était pleine de sève de pin qui avait coulé dessus…

Il ne s’est pas proposé de m’aider à la nettoyer et de la plier avec moi…

La tente est restée trois semaines dans mon jardin, car j’avoue, j’avais la flemme de passer une après-midi à nettoyer la sève de pin…

Il m’a conseillé de faire comme ci et comme ça pour ôter la sève…Sans joindre le geste à la parole…

 

La semaine suivante, nous sommes invités à l’anniversaire d’un ami à moi. Nous ne restons que pour l’apéritif…

Là, il ne l’a pas joué comme à mon anniv’ ou dans ma famille, à monopoliser la parole… il était juste tellement discret (l’homme qui est ouvert, sociable, curieux de tout) qu’on aurait cru à s’y méprendre qu’il s'emmerdait…

 

Je me dis, qu’en tant que « bon gémeaux » il a deux personnalités… un coup : discret, timide, presque introverti… un coup donnant son avis sur tout, s’intéressant à de nouvelles choses et nouvelles personnes, ayant du répondant et de la répartit…

J’apprends à le connaitre quoi…

 

[Admettons…. Mais alors, pourquoi ne s’exprime-t-il pas avec moi en privé… c’est pas une « faute » que de ne pas se sentir à l’aise dans une situation… et, si cette « situation » se déroule avec les amis de la femme qu’il aime, c’est faire preuve d’intelligence que de se confier à la femme qu’il aime, plutôt que laisser l’impression de s’ennuyer… mais pour cela… il faudrait qu’il te prenne un peu plus en compte… rêve ma fille… rêve ! ]

 

Bon, une nouvelle trêve : trois semaines de vrai bonheur… Complicité, tendresse, amour, déclarations… Cinéma, resto, concert, plage, spectacle… Nous sommes bien. Heureux. Nous nous aimons. Que c’est bon !

 

Ceci étant, je traine toujours ma fatigue… ET ma boule cachée… car, les périodes de pur bonheur ne remplace pas une discussion ou chacun ferait un pas l’un vers l’autre afin de trouver un mode de fonctionnement équitable…

 

A la fatigue physique, s’ajoute donc une fatigue morale sournoise…

 

Et c’est dans cet état ou plutôt « à cause » de cet état… ou « grâce » à cet état que va exploser notre première dispute… le début de ma descente aux enfers…

 

 

 

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