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Avant de parler de nos « relations sexuelles »…

Je voudrais revenir sur des questionnements de l’époque dont j’ai fait allusions dans le post précédent…

- Pourquoi notre rythme est calqué sur SES habitudes ?

- Pourquoi mes suggestions ne sont pas prises en compte ?

 

Depuis le début de notre relation, il réclame sans cesse ma présence, me dit que lorsque je ne suis pas là, il tourne en rond, se sent vide, tout nu…. Bref, je lui manque…

Je me sens aimée, je profite de la passion de nos début, on aura tout le temps de « marquer notre territoire, de se tourner vers l’extérieur »…

Ce genre de fusion ne dure jamais plus d’un an… savourons le moment présent.

 

Ceci étant… comme il ne peut venir chez moi  -parce qu’il a son fils en garde -  c’est moi qui, vient chez lui 2 à 3 fois par semaines…

A 60km de distance… le budget essence prend une sacrée claque…

Je lui demande si, dans la situation inverse, il ferait la même chose… « Bien sûr ! » me répond-t-il !

 

[Et pourquoi est-ce que nous n’équilibrions pas la situation (sur un plan financier) en se mettant d’accord, (par exemple) sur : je fais les trajets, tu payes les sorties…

Un peu délicat à poser comme question… surtout à un mec qui se dit ouvert, empathique, à l’écoute… et j’en passe et des meilleur…

Les sorties, il en paye la majorité… mais en l’absence d’accord entre nous, cela me mets (très) mal à l’aise…]

 

 

Au bout de quatre mois, un certain « rythme » c’est installé… et mes venues semblent… «Normales»…

Cette régularité de mes aller et retour commence à me peser… mes journées à moi s’écourtent par le temps des trajets et surtout, la fatigue dû aux longues soirées (encore son rythme : diner à 22h et couché à minuit une heure…)

Un soir ou ma venue semble « couler de source »… je n’ai pas envie d’y aller…

Je me sens fatiguée, je n’ai pas envie de me coucher à pas d’heure, d’avoir à « réclamer » de diner plus tôt, de nous coucher plus tôt…

 

[Par la suite, il me dira « mais tu pouvais te coucher à l’heure que tu voulais ! »… ah… d’accord… alors, autant rester chez moi… je vais pas faire une heure de route pour arriver en ayant diné et me coucher quand il se met à table… le compromis d’adopter mon rythme une fois par semaine, ne semble même pas lui effleurer l’esprit…]

 

Je ne vois pas ma place dans son fonctionnement, mais je ne sais pas encore nommer cela…

Pour autant, à l’heure où je suis sensée partir, je l’appelle pour lui dire que je ne viens pas…

 

Notre conversation est empreinte de gêne… mais la tendresse fuse malgré tout…

Moins d’une demi-heure après ce coup de fil, il m’envoit un mail :

 

Mon Cœur,
On vient de se parler au téléphone, et un grand vide m'a étreint le ventre et le cœur :

Tu ne viens pas ce soir.
Le constat est raide.

Le vide en moi est douloureux.

On n'a même pas évoqué la prochaine fois que l'on se voit.
J’avais envie que tu viennes.

Tu me manques.

J'aime ta présence, nos échanges, nous discutions, nos baisers aussi bien sûr.

Mais surtout toi.
Tu m'as dit ne pas avoir envie de venir.

Je ne me suis pas senti le droit de te demander d'aller contre tes désirs, mais cette soirée que j'attendais sans inquiétude depuis que tu es partie mardi dernier, et qui se dérobe au dernier moment, réveille en moi une douleur, un nœud dans mon estomac que je pensais avoir oublié.

Alors voilà, ton absence me fait ressentir le manque de toi comme une brulure.
Je t'aime

 

Si j’ai copié-collé ce mail, c’est pour donner une idée de la fusion dans laquelle nous étions, qu’il demandait, réclamait…. Et que, à part ce soir-là, je rendais, accueillais, appréciais…

Mais c’est aussi parce que, dans la suite de mon récit, je décrirais ses multiples justifications ou il revendique son côté "indépendant" et qu'il étouffe devant "ma" demande de fusion….

 

Alors, comment est le Prince-Pas-Charmant lors des relations intimes ? Et bien... alors qu'il peut se montre "absolument-pas-charmant", et faire preuve de goujateries dépassant l'entendement... il est capable le soir même de venir vers moi pour une relation sexuelle...

 

Et, je n’ai vu, ou plutôt, je n’ai voulu voir dans ses « rapprochements », que l’amour que je pensais qu’il avait pour moi…

 

Combien de fois m’a-t-il imposé sa dictature du silence, genre « on fait comme si de rien n’était »… puis le soir venu, m'enlacer sans équivoque… je ne les comptes plus !

 

Ce Prince-Pas-Charmant qui a croisé ma route et m’a fait dégringoler les barreaux de l’échelle de bien être que j’avais mis tant de temps à grimper… n’avait pas de pratique bizarre... (ouf !) Mais,  était très demandeur, il m'a confié qu'avant lorsqu'il faisait l'amour, "c'était Noël"... sous entendant, qu'il avait peu d'occasion...

 

[hmm, mais alors, toi, t'es quoi ? Un cadeau de Noël tous les jours de l'année ?]

 

Par contre, l'harmonie nous faisait un peu défaut... Il semblait avoir « appris » ce qu’est le sexe, dans des livres ou des films (sans le coté hard) et il appliquait cela comme une recette : « si on touche le sein de la fille, ça va lui faire plaisir et elle voudra… »

Il semblait comme handicapé à « sentir » la communion qui se crée au cours d’une relation sexuelle.

Nos débuts étaient… comment dire… périlleux… au point que pour la 1ere fois de ma vie, j’ai bien accueillie un problème gynéco… j’y voyais l’avantage de ne pouvoir aller jusqu’à l’acte… de nous contenter de découverte préliminaires…

Bon, il a pas aimé le jeu… 

Par la suite, nous nous disions mutuellement qu’on « trouvait nos marques » et ceci est toujours le cas dans un début de relation…

Le blême, c’est que lui, adoptait la « loi du silence »… on cherche nos marques, mais on en parle pas…

Bon, me suis-je dis, il n’est pas à l’aise sur le sujet… je vais y aller doucement, je lui laisse le temps de prendre de l’assurance…

 

Au bout de quatre mois… j’osais à peine penser à ce manque de fluidité de notre intimité… Au fond de moi, je savais qu’au bout de quatre mois, nous devrions être beaucoup plus en phase, tout au moins sur le chemin de l’être et surtout en parler…

 

Lors de notre voyage en République Tchèque…

Un matin de ce voyage : réveil amoureux … je sens une petite voix en moi qui me dit : « il faut que tu abordes le sujet ! Il ne peut pas deviner que tu aimerais plus de paroles, plus d’attention… etc… »

Je profite donc que l’on est tout « lover » et, j’aborde le sujet…

Evidemment, j’y vais avec des gants, je marche sur des œufs…

 

Blocus.

 

Lui    : c’est pas le lieu pour en parler…

Moi   : … tu veux en parler ou ?

Lui    : en dehors de la chambre, parce que c’est là justement que l’on fait l’amour…

Moi   :…

 

Nous partons prendre le petit dèj. L’ambiance se détend, les mots d’amour reviennent en pluie.

Je l’aime. Il m’aime.

 

En prenant le petit dèj, je ré aborde le sujet, prenant bien soins de le faire sur le ton de l’humour.

 

Moi   : Chéri, je réalise que je te prends pour un devin…

Lui    : pourquoi tu dis ça ?

Moi   : parce que j’espère que tu devines que je préfère telle ou telle caresse … alors, que… si je te le dit pas… tu ne peux pas deviner…

Lui    : ça t’a pas plu ?

Moi   : bien sûr que si mon cœur, j’adore…. Mais il y a tout un tas de choses qu’on pourrait… approfondir…

Lui    : humm, franchement, se dire des trucs du style : va plus à droite, ou plus à gauche… non, c’est tout sauf naturel…

Moi   : … heu… ben on n’est pas obligé de se donner des indications « routières »…

 

Clôture de la conversation.

Ce jour-là, les visites des musées et châteaux étaient… tristes…

Lorsque je regarde les photos, je vois encore dans son regard, une sorte de panique-colère à être en face de quelque chose d’inconnu qui le déstabilise…

 

Je me suis dit que j’avais affaire à un grand complexé de ce côté-là, que j’allais devoir m’armer de patience…

Et comme j’étais raide amoureuse, de la patience, j’en avais à revendre !

 

Comment « patienter » de façon constructive ?

 

Je pensais avoir trouvé… et à ce jour, je suis intimement persuadé que ce à quoi je pensais est une très bonne expérience pour se mettre à l’aise, se découvrir, se connaitre…

 

La suite m’a donné tort pour "cette" relation, mais heureusement la tension des débuts lors de nos rapports sexuels s'est effacée... Ceci étant,  le côté "figé" de nos pratiques, m'a, assez tôt laissé un gout de "routine"... 

Ensuite, lorsque les premiers "heurts" sont apparus, la peur (tel un junky) de perdre mes doses de tendresse...augmentait sérieusement ma libido lors de nos retrouvailles...

Par contre, les six derniers mois reflétaient parfaitement l'aspect routinier de nos relations sexuelles...

Alors, qu'est-ce qu'était donc cette «solution»