12 septembre 2013

1 - La rencontre...

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Un soir de septembre…

Je surf sur le net, sur un site de rencontre…

Et… en fait, je ne sais pas vraiment pourquoi je surf, car ça fait plusieurs RDV que je refuse… en ce moment, je me sens bien sans mec…

Ma dernière histoire d’amour remonte à 14 mois, j’ai des aventures sans lendemain, des copains dragueurs qui me flattent, des amis à l’écoute qui me réconforte si besoin, des amies proches qui me font rire…

Je suis une formation qui va déboucher sur un job qui me plait. Je me sens bien dans ma vie.

Je crois en l’amour, même si par le passé j’ai pleuré…  Après trois longues périodes de travail sur moi, j’ai analysé et compris pourquoi mes histoires ne se sont pas inscrites dans la durée…

Je suis consciente que j'ai encore du travail à faire... je sais que ce genre de travail dure toute une vie...

J'ai acquis une confiance en moi toute nouvelle par rapport à ce qu'elle était dans le passé, mais je dois bien l'avouer : dans certains  domaines, elle reste fragile

Et même si actuellement je vis parfaitement bien mon célibat, J’aspire à construire une relation amoureuse basé sur l’échange, le partage, la complicité, l’empathie et bien sur l’amour …

Aussi, quand le Prince-Pas-Charmant (ça sera son prénom) m’aborde via le site avec un texte trop bien tourné pour être de lui…    Je lui réponds que c’est une belle formule…

Et il enchaine sur une drague classique et polie s’appuyant sur les valeurs que j’avais mentionnées dans mon profil : « une relation respectueuse, sérieuse, durable, épanouissante, complice, espiègle et attentionnée »…

Nous n’avions pas échangé plus de trois phrases qu’il me demandait déjà si j’avais quelque chose de prévu le week end à venir…

[La particularité des "Prince-Pas-Charmant", c'est la rapidité... tout va vite, très vite, très très très vite... et il sait parfaitement "mener" la danse pour m'y entrainer (comme il y a entrainé celles d'avant)...]

comme j’ai répondu que je n’avais rien, il me rétorque que lui non plus… l’invitation était claire, mais je n’ai pas relevé, je n’aime pas me précipiter pour rencontrer quelqu’un…

Ensuit il m’a discrètement interrogé sur ce que je faisais dans la vie… et à l’époque je suivais une formation passionnante, il lui a alors été facile de me faire parler… et de s’enthousiasmer avec moi…

[Et hop, ça y était, il balançait l’image d’un mec à l’écoute, attentionné avec au passage la remarque qu’on avait déjà un point en commun… ]

Les bases du décor étant posé, il s’est présenté un peu plus en veillant à ce que son image brille de mille feux.

Plaçant qu’il a beaucoup voyagé, qu’il arrive tout juste de Guyane où il a passé onze ans, qu’il est prof d'arts appliqués juste pour « manger » mais qu’à coté il est plasticien travaillant  sur les modes de perception et de représentation du réel ….

Voilà, déjà, là, ça en jette…. Or, il est évident que, baignant dans le monde de l’art, il sait très bien que sortir ce genre d’explication à une chance sur deux d’impressionner…

Il rajoute que son travail de plasticien est orienté sur les cultures de l'oral, de l'animisme, du chamanisme.

Mais… en presque deux ans de relation, je ne l’ai JAMAIS vu faire quoique ce soit dans ce sens, ni même en échanger avec moi… et ce, même si j’abordais le sujet, car moi, cela m’intéresse… il évoquait quelques grandes lignes, mais jamais rien en profondeur… alors que d’après ses dires, cela ferait trente ans qu’il travaille sur le sujet….

Tout en conversant, je consulte son profil… il se présente comme quelqu’un d’humaniste (… pour quelqu’un qui m’a considéré comme un objet pendant vingt mois… c’est… fort !) il spécifie qu’il exècre l’intolérance

[Ne pas tolérer l’intolérance !!! J’apprendrais par la suite que les contradictions sont son mode de fonctionnement…]

Et pour finir il rajoute que d’après lui, la rencontre avec  « l’autre » est la meilleur façon de se construire… (Il n’a jamais cherché à « me rencontrer »… ce que je suis, je pense, ressens, il en prenait cas que lorsqu’il n’avait rien de mieux à faire...)

Le tchat se déroule comme s’est déroulé les vingt mois : mine de rien il pose des questions (est-ce que ma formation dure tout le week-end, combien sommes-nous de stagiaires…

[Durant les vingt mois de relation, lorsque je posais le même genre de questions précise, il évinçait me faisant remarquer que j’empiétais sur sa « liberté »]

Ensuite il me fait remarquer une faute d’orthographe « gentiment »… puis la facette « poli » : « as-tu des enfants, si ce n’est pas indiscret » …

Et enfin, le gentleman dans toute sa splendeur : il aborde le pourquoi nous nous trouvons sur ce genre de site, et lorsque  je lui dis que je recherche l'amour, le partage, l'engagement, l'échange, le soutient, il me répond : « Ce n’est pas ce qui doit présider à une relation tout ça? Du moins c'est ce que je pensais... » (Durant les vingt mois de relation, je n’ai jamais vécu le moindre partage, échange, soutient…)

Puis il me dit qu’il est seul depuis cinq ans…

Or, ces cinq dernières années, il a eu deux histoires d’environ 2 ans et demi chacune, dont la dernière c’est terminé à peine un mois avant notre conversation du moment… (C’est vrai que pour lui, si il n’y a pas de vie commune, c’est « être seul »… mais il me dira plus tard qu’il exècre le mensonge…)

Comme le décor « prince charmant » était posé, il a enchainé direct sur une invitation à prendre un verre (me précisant au passage qu’il est quelqu’un de généreux) et proposant de suite un rdv pour le lendemain, me donnant son N° de téléphone et hop, l’affaire était bouclé… (Par la suite, il me dira qu’il est quelqu’un de timide, et pas à l’aise avec les femmes…)

Mais les dés n’étaient pas encore jeté à ce stade là… le lendemain, je n’avais plus l’enthousiasme de me rendre à un rdv pour voir un mec avec qui j’avais à peine échangé… aussi, lorsqu’une amie passe me voir le lendemain, je lui envoie un sms pour lui dire que j’ai un empêchement…

ET J’AURAIS DÛ RESTER Là !!!!

Or, il revient à la charge l’animal…

Car le gars indépendant et plutôt solitaire (selon ses dires) ne supporte pas d’être seul depuis un peu plus de trois semaines…

Et lorsqu’il me rechoppe sur le tchat, j’avais quelques problèmes qui me souciais un peu… il a orienté la conversation sur cela et hop il devenait un mec attentionné et compatissant (dans la suite de la relation, j’avais le droit « d’évoquer » mes soucis qu’il commentait de quelques phrases, mais le soutient et la compassion était totalement absent de son attitude…)

Donc, il me réinvite… et je ré accepte…

Là, mon intuition se réveille un peu : et de nouveau j’ai envie d’annuler… mais un certain savoir vivre m’en empêche… ou plutôt me mets devant un choix : soit j’annule et je le zappe de mes contacts, soit j’y vais…mais je ne joue pas l’indécise en reportant encore une fois

Donc j’y vais…

Lorsque j’arrive à notre point de RDV et que je l’aperçois en train de m’attendre, je ne peux m’empêcher de remarquer sa posture : les épaules un peu rentrées, la tête baissée, une sorte de manque d’assurance… un peu introverti...

J’arrive à sa hauteur, il me voit, son regard s’illumine… Après les formules de politesses, nous choisissons un bar pour prendre un verre….

Puis, le bar étant bruyant, il me propose d’aller diner au resto avançant que nous y seront plus tranquille pour échanger… (Et une lumière de plus pour son « image »)

Au resto, je note des « blancs »… non pas que les sujets de conversations nous manques… mais comment dire… la conversation, par moment n’est plus fluide… sans aucunes raisons.... sans qu'il n'y ait de gênes particulières... juste, par moment un "blanc"... comme une pause...

[Pour observer ?]

En dehors de ces « blancs », on se raconte nos vies… Et là….. ! Certaines de ses confidences me choquent… Il utilise un ton d’humour, mais il me semble percevoir une certaine fierté…

- Pour me dire qu’il est content d’avoir évité « l’âge dur » qu’est l’adolescence de ses enfants, car à cette époque, il était en Guyane et eux en France…

- Pour me dire que lors d’une histoire d’amour précédente, c’était agréable d’être l’homme de deux femmes…

- Pour me dire que lors de sa vie commune avec la mère de ses enfants, il resté quatre mois sans lui adresser la parole et pas n'importe quels mois : les quatre premiers mois de grossesse !!!…

 

Evidement il me présente son histoire d’un point de vu de « victime »… et il n’a pas besoin de me pousser beaucoup : je compatie à la souffrance qu’il a pu ressentir allant même jusqu’à moi-même lui faire remarquer qu’il a bel et bien « subit » telle ou telle situation…

L’impression qu’il suscite en moi à ce moment-là est celle d’une personne franche et humble

Après le diner, il me raccompagne à ma voiture, on se dit au revoir, il ne cherche pas à m’embrasser et j’apprécie son attitude… je trouve même cela « courtois »…

Sur la route du retour, j’analyse ma soirée : agréable dans l’ensemble, même si ses confidences sur ses enfants me pose un peu question… c’est un peu particulier de dire que ses enfants lui ont énormément manqué en déclarant qu’il est content d’avoir évité « l’adolescence »…

Mais ce qui me trouble le plus c’est son aveux d’avoir été l’homme de deux femmes… et cela, il a dû le sentir le soir même et dans nos rdv suivant, parce que par la suite c’est la fidélité qu’il a mis en avant, présentant cela comme une valeur primordial chez lui…

Et enfin, sa dernière confidence ne me trouble pas, elle me choque : ne pas adresser la parole à sa femme pendant quatre mois… certes, le contexte qu’il m’a décrit explique son malaise voir sa gêne… mais en aucun cas ne justifie d’être aussi… goujat…

Je décidais de ne pas tirer de conclusions hâtives, car… en fait…  nous n’étions que deux personnes qui avons passé un moment au resto… nous n’avons pas fixé un autre rdv… donc… « On verra »… me dis-je…

Non !!!

« On ne verra pas » !!!

Voilà comment j’aurais dû résonner… en acceptant éventuellement un autre rdv, mais en lui exposant les questionnements, troubles et gènes qu’ont créé en moi ses confidences…

Je ne le savais évidemment pas à l’époque, mais c’est précisément pour cela que cette « relation » est arrivée dans ma vie : pour m’obliger à prendre conscience que lorsqu’un questionnement, trouble ou gène m’envahit… : il faut en faire part à celui ou celle qui provoque cela en éliminant le « bénéfice du doute », en rayant de mon vocabulaire les « admettons »…

 

J’entrais donc dans la grande école de la vie pour une leçon supplémentaire qui allait être douloureuse…

 

 

 

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16 septembre 2013

2 - Le second rendez-vous...

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Le lendemain de ce premier RDV, je lui envois par mail les références de livres dont nous avions parlé… ou plus précisément, des livres dont je lui avais parlé et à propos desquels il avait manifesté le désir de les lires…

Si je lui envoyais ces références c’est parce qu’à ce stade, nous n’étions pas censé nous revoir… sinon je lui aurais proposé de lui prêter vu que je les avais moi-même …

[Il n’a pas répondu à mon mail, il ne m’a jamais reparlé de ces livres…]

Deux jours plus tard il m’envoie un sms pour m’informer qu’un film que je souhaitais voir était projeté le lundi suivant… et me propose qu’on y aille ensemble… C’est vrai que ce film je voulais vraiment le voir… je lui réponds donc par SMS un : « Yes ! »…

[Quelques semaines plus tard, lorsqu’il me confira que mon « Yes » et le point d’exclamation qui suivait l’avaient rempli de joie… je n’oserais pas commenter… car pour ma part ce n’était pas un enthousiasme délirant qui me faisait m’exclamer ce « Yes »… mais juste le plaisir de voir le film…]

Lorsque j’arrive à notre rdv, une amie m’appelle et, alors que je lui dis que je vais écourter la conversation car j’ai un rdv dans 2mn… elle me dit :

-        ha ha… et il est bien ?

-        ben… je ne sais pas… la première soirée c’est relativement bien passé… quelques trucs bizarre… mais à voir…

[Lorsque je me souviens de ces ressentis, je réalise que mon intuition n’est pas que légendaire… et que j’aurais dû l’écouter…]

Nous nous retrouvons donc en ville avec pour seul programme d’aller au ciné et  prendre un verre…

Il m’invite au restaurant…

Je me souviens… avoir ressentis… non pas un malaise… mais… comment dire… Il parlait… parlait… encore et encore…

Mettant en avant toutes ses aventures… ses voyages… ses connaissances…

 

Après le ciné il me propose un verre…

Il m’a dit ne pas connaitre la ville, je l’emmène donc dans un café Cubain proche dont l’ambiance est très sympa et les mojitos réputés…

 

Il me remercie de l'avoir emmené dans cet endroit dont il apprécie le décor, l’ambiance, la qualité du mojito…

 

[J'ai compris par la suite, au détour de ses confidences et gaffes, qu'il connaissait déjà, qu'il y était venu plus d’une fois… mais je ne savais pas à l’époque que ce genre de cachoteries lui étaient familières…]

 

Je me souviens avoir préféré le verre après le ciné plutôt que le resto avant le ciné, parce qu’au moins la conversation ressemblait davantage à un échange vu qu’on parlait d’une chose commune : ce que l’on pensait du film…

 

Il me propose un autre verre… que je décline au vu de ce que l’on a déjà consommé… on décide alors d’un verre pour deux…

 

[Ce rapport à l’alcool me gênera durant tout le temps que l’on s’est côtoyé… trop, trop souvent, trop d’abus… et surtout aucune prise en compte de mes suggestion à diminuer cette consommation alors même qu’il approuvait que moins, ça serait mieux…Une des facettes de son fonctionnement : approuver ce que je dis, allant même jusqu’à me complimenter d’avoir eu telle idée ou d’avoir remarqué telle chose ou de donner tel conseil… histoire de me valoriser… tout cela pour mieux me descendre vu que ses paroles ne sont jamais en accords avec ses actes… et, être face à quelqu’un dont les actes sont opposés au discourt… c’est déstabilisant...]

 

Après cette soirée ciné-resto-bar, il me raccompagne à ma voiture… et, alors qu’on se fait la bise pour se dire au revoir… je le sens un peu emprunté, je devine son envie d’un baiser…alors, quand il bifurque légèrement sa tête… je me laisse faire…

 

[Il s’amusera plus tard à dire « c’est toi ou c’est moi qui a « dérapé » vers les lèvres… et comme pour le « Yes » avec point d’exclamation, je n’oserais pas le vexer en répondant que non… s’il n’avait pas fait le 1er pas… je ne l’aurais pas fait... sans qu’une quelconque timidité m’en empêche… je n’étais juste pas tenaillée par l’envie de le faire… je me suis donc « laisser entrainer »…]

 

Notre langage non verbal en dit aussi long que notre langage verbal… Aussi, avec le recul que j’ai à ce jour, je pense que son inconscient a noté mon attitude à « laisser faire », « laisser dire » et… « me taire »… autrement dit, lui laisser carte blanche de prendre toute la place qu’il veut, quitte à ce que la mienne soit restreinte…

 

Donner le bâton pour se faire battre….

 

 

 

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19 septembre 2013

3 - Le 3em rendez-vous...

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Ce troisième rdv à lieu deux jours plus tard (toujours cette notion de « rapidité »)

[A cette époque, cela faisait à peine quinze jours qu’il vivait avec son fils, à propos duquel il m’a dit et répété qu’il est rentré de l’étranger pour le prendre avec lui et que si par la suite il lui était impossible de faire certaine chose (venir chez moi, diner à une heure moins tardive, diner de façon plus légère le soir… etc…) c’est parce qu’il ne voulait pas les imposer à son fils…  mais s’absenter trois fois en une semaine, ne lui posait aucun problème… normal : sur ce coup-là (le « coup » étant moi…) il misait gros…]

Là, il a endossé son costume de Prince Charmant : prévenant, attentionné, délicat…

Il me dévore amoureusement des yeux…

Je suis flattée, j’apprécie ce que cet homme me laisse découvrir de lui...

L’air est doux, nous marchons le long du fleuve jusqu’au restaurant choisi…

Le diner est digne d’une scène de cinéma : Il me prend la main en plongeant ses yeux dans les miens : « c’est une belle rencontre »…

Nous parlons de tout et de rien… je commence à me demander si j’ai pas rencontré « un mec bien »…

Notre bien-être à être ensemble doit se remarquer car, en nous levant pour partir et souhaitant à nos voisins de table une bonne fin de soirée, ils nous répondent : « merci, vous aussi, quoique apparemment, vous n’avez pas l’air d’en avoir besoin… »

 

Moi qui crois aux « signes »… je suis troublée…

Puis, alors que nous décidons de déambuler  au hasard des rues, goutant à l’air tiède de l’été indien… des passants nous disent que nous sommes beaux…

Nous continuons notre « promenade » sur un petit nuage de dopamine…

 

Nous nous arrêtons au-dessus de la Nymphéa…

Mon « intuition » (ou « petite voix » comme on voudra), resurgit : l’empressement qu’il manifeste à m’embrasser, m’enlacer… ne correspond pas à l’attitude de prince charmant qu’il s’est efforcé d’avoir jusqu’ici…

Il ne m'enlace pas "tendrement"... mais... sexuellement... Si je devais reprendre l'expression d'une copine... on sent qu'il a "faim"... il a pas dû "manger" depuis plusieurs semaines...

Même s’il fait nuit, nous sommes en pleine rue, dans une grande ville… sans être vraiment pudique, je n’aime pas beaucoup avoir l’impression d’être tripoter comme un bout de viande…

J’écourte alors assez vite, et à mon grand plaisir, il n’insiste pas, et me propose de prendre un verre quelque part…

 

Après ce verre… il me propose de continuer de marcher… jusqu’à ce qu’on trouve un autre bar… pour un autre verre…

 

[Encore et toujours ce rapport à l’alcool… ce soir-là, j’ai cru que c’était pour se donner un peu  plus confiance en lui…]

 

En rentrant dans le deuxième bar, un client nous dit que nous sommes deux beaux amoureux… et une dose supplémentaire de dopamine !

 

Nous finissons par boire la tasse de dopamine et faisons l’amour le soir même…

Hmm... comment dire... son apparente assurance s'est évaporée... il n'est visiblement pas "en forme"... je fein de ne rien remarqué mais avec peine car il dégouline de sueur sur moi tellement il est stréssé par son manque de performance...

Je décide de mettre cela sur le dos des multiples verres qu'il a bu et de sa maladresse et timidité dans ce domaine... 

De plus, il est dans l’âge ou ça peutcommence à arriver…

Il se rattrape en tendresse et d’attention : en veux-tu, en voilà… il m’abreuve de mots doux…

 

Nous nous quittons vers 4h du matin… amusé de ce "lit" improvisé dans ma voiture…

 

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20 septembre 2013

4 - Le début… (de la fin…)

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[Cette relation a été un spectaculaire jeu de dupe.

La fin de l’histoire était déjà écrite depuis le début

La relation se déroulant selon ses propres règles (totalement dénuées d’empathie), l’harmonie relationnelle est de la pure utopie avec ce Prince-Pas-Charmant. Pour lui ce n’est pas ce que je suis qui est important, mais ce que je  peux lui apporter.]

 

Le week end qui suit, je suis en formation au Mans et lui emmène son fils à Paris.

Notre échange quotidien de sms a déjà commencé, et je savoure ces petits mots envoyés et reçus...

Ce n’est qu’au bout de 4-5 sms que je réalise qu’il me « textote » tout en conduisant…

Je le sermonne gentiment lui demandant d’être prudent, il s’exécute aussitôt…

 

[Un trait de sa personnalité : la contradiction…

Dans la suite de cette « histoire » il me dira et répétera qu’il aime vivre le moment présent, être à ce qu’il fait « à fond » se servant de ce « principe » pour justifier qu’il ne pouvait pas me rappeler ou me répondre, bref, tout simplement être en pensées avec moi alors qu’il fait autre chose…

Mais, là dans les débuts, il est tout à fait capable de conduire en envoyant des sms (sur un portable on ne peut plus basique rendant plus laborieuses les manipulations) et ce, devant son fils, qui vu son âge a tout de suite compris que son père avait une nouvelle copine, alors même qu’il a assisté à la rupture d’avec l’autre moins d’un mois plus tôt…]

 

Le soir, je suis contente de retrouver la tranquillité de ma chambre d’hôtel afin de lui parler au téléphone.

Il est enthousiaste, heureux de m’entendre, il me pose mille questions sur ma formation, il me parle de son fils, de leur escapade à Paris…

Il me dit qu’il a vu sa sœur… et qu’il lui a confié... : qu’il était amoureux… !

 

Je n’ose pas commenter… dix jours que nous nous connaissons… Je décide de croire qu’il veut dire par là, qu’il est sous le charme et qu’il souhaite continuer notre découverte…

 

[L’urgence domine son comportement… la rapidité... tout va vite, très vite, très très très vite.]

 

Tard le soir, il m’envoie un mail :

 

« Je ne cesse de penser à toi de ressentir le manque de tes bras de tes lèvres, de tes sourires et de tes soupirs. Ton souffle sur mon cou, le gout de ta peau, le timbre de ta voix, la douceur de tes cheveux quand j'enfouis ma bouche sur ta nuque, tout chez toi me manque et m'enflamme. En quelques jours tu as envahis tout mon être, et j'en reste estourbi, pantois, hagard et heureux. Je manque de mots pour exprimer ce que je ressens, l'impression de m'être fait happé par une déferlante qui m'entraine sans que je puisse rien faire pour me retenir. Ce que par ailleurs je n'ai absolument pas envie de faire... L'impression d'avoir été foudroyé sans rien comprendre, sans pouvoir analyser. Tout en moi tend vers toi, aspire à ta présence comme une évidence. Et je compte les minutes que je passe sans toi. Je ne rêve que de te serrer dans mes bras, et ne plus me décoller. »

 

[Encore et toujours cette notion de rapidité… Ce comportement à aller vite, trop vite, a comme résultat d’étourdir… on perd assez vite pied, pour finir par se laisser porter par cette vague d’amour, pensant (à tort) que c’est le début d’une « belle histoire »…]

 

Le lendemain, ma journée de formation est ponctuée de sms tendres et amoureux… je me sens bien, et son mail de la veille commence à me faire réfléchir…

Il s’est présenté à moi comme quelqu’un de curieux, sociable, cultivé, ayant à cœur de toujours être à l’écoute des autres, de rendre service…

Il s’est raconté à moi, s’est ouvert, me confiant ses peines, ses échecs, ses douleurs…

Il m’a dit qu’il souhaitait une relation sérieuse, durable, qu’il voulait construire…

J’en viens à me dire que, comme moi, il a fait le bilan de ses erreurs passées, qu’il sait qu’il n’a pas autant de temps à vivre qu’il en a vécu…

Et si son empressement révélait tout simplement un enthousiasme de se sentir en phase avec quelqu’un d’autre après plusieurs années de galère… et une impatience enfantine (comme moi) à vouloir savourer cela…

 

17h : fin du week-end de formation. Je reçois un sms du Prince-Pas-Charmant : il redescend de Paris et sa route passe par le Mans, il veut me voir. Il ne peut attendre le lendemain comme prévu.

Je suis flatté et contente aussi car j’en ai également envie et je trouve son petit « caprice » adorable…

 

[Dans la suite de cette "histoire", les reproches qu'il me fera sont principalement d'être "fusionnelle", d'en "vouloir trop". Et il n'aura de cesse que de se présenter comme quelqu'un d'indépendant, qui n'a besoin de personne... En fait, c'est bien simple, durant les vingt mois ou je l'ai cotoyé, les quelques rares fois (4-5) ou j'ai pris la  liberté de faire ce genre de caprice, il m'a reproché de l'étouffer... ]

 

Mais, comme nous avons ensuite deux heures de route chacun, nous convenons de nous retrouver sur une aire d’autoroute.

J’arrive après lui, il est sorti de sa voiture, il m’attend. Je me gare et, ai à peine le temps de sortir de ma voiture qu’il vient à ma rencontre, me prends dans ses bras, m’inonde de mots tendre, me dit sa joie, son plaisir à me voir, me retrouver, me serrer dans ses bras…

Et me dit…… « Je t’aime »…

 

J’en reste bouche B

J’ai peur et je suis excitée en même temps…

 

Les deux-trois tentatives qu’aura tenté ma « petite voix » seront reléguées aux oubliettes vite fait… préférant croire que ce mec qui a souffert, souhaite à présent bâtir une relation durable en s’appuyant sur ses expériences passées et en étant prêt à se retrousser les manches pour y arriver, prêt à se jeter à l’eau…

Pour lui (comme pour moi) une relation est faite d’amour, de partage, d’engagement, d’échange et de soutient.

Nous avions déjà échangé qu’à nos âges, on n’a pas vraiment de temps à perdre… 

 

Alors je décide de le croire sincère, ambitieux et courageux quant aux moyens à mettre en place pour nous lancer dans cette aventure qu’est la construction d’une relation…

 

Malgré tout, je le mets en garde… l’amour ne peut pas naitre aussi tôt… une attirance oui, une envie irrésistible d’aller plus loin, oui… Mais parler d’amour, est… prématuré…

Il me dit qu’il en a bien conscience… qu’effectivement sa déclaration est prématurée, presque déplacée… mais pour autant, il avait envie de le dire…. Alors il l’a dit…

 

Il ne veut pas me quitter, il propose qu’on trouve une pizzeria dans la ville…

Je lui fais remarquer qu’il n’est pas tout seul, que son fils l’attend à quelques mètres et que ça serait pas très cool pour lui de « faire tapisserie » à la table de deux amoureux, surtout si l’un des deux est son père…

Il acquiesce me disant que j’ai raison et me recouvrant de baiser avant de repartir…

 

Sur la route, je pense aux discussions que l’on a eues au téléphone la veille, au resto trois jours avant…

Et si j’avais rencontré un mec vraiment « bien »…

Il dénonce les injustices de ce monde, fait part de sa grande tolérance sur des sujets sensibles qui touchent la société, affirme son intégrité et son haut sens moral…

Et en plus, il ose prononcer des mots comme « je t’aime »… (Et à moi !) Et se lancer dans l’aventure d’une relation malgré les déceptions précédentes…

 

« Aimer, c’est non seulement vouloir le bien-être de l’autre, mais également se sentir concerné par ce bien-être »

 

Jusqu’à présent, le peu que je connais de lui, semble appuyer ses paroles à se sentir concerné par le bien être de sa compagne…

 

[Bien évidement j’occulte totalement qu’il est été capable de ne pas adresser la parole à la mère de ses enfants pendant quatre mois, alors que celle-ci était enceinte du troisième… là c’est indéniable il se sentait concerné par le bien être de sa compagne, de ses enfants, de sa famille…]

 

Je rentre chez moi et m’endors confiante…

 

...

 

 

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